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Festival d’été de Québec: un atterrissage tout en douceur avec Men I Trust et Geoffroy

Men I Trust
Photo courtoisie, Marc-Antoine Hallé Le groupe de Québec Men I Trust, mené par la chanteuse-guitariste Emma Proulx.

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Le vol 2021 du Festival d’été a connu un atterrissage tout en douceur, dimanche soir, grâce aux airs rêveurs et mélancoliques des groupes de Québec Men I Trust et Geoffroy.

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C’était la soirée indie du FEQ, et elle mettait en vedette deux artistes anglophones d’ici qui comptent sur une bonne base de fans internationaux, surtout dans le cas de Men I Trust. 

En tout cas, ils ont bien assez de fans pour attirer 500 personnes au Manège militaire, alors que Men I Trust était de retour après un an et demi sans concert. 

«J’ai le shake», a d’ailleurs admis la chanteuse et guitariste Emma Proulx, qui jouait, comme ses collègues, devant parents et amis. 

Public connaisseur

Cette nervosité était palpable. Hésitant et privé des services de son claviériste et principal compositeur, Dragos Chiriac, qui se remet encore d’un accident de moto, le groupe a mis quelques chansons avant de retrouver ses repères. 

Men I Trust
Photo courtoisie, Marc-Antoine Hallé

Une fois la machine bien huilée, par contre, les airs pop apaisants aux relents jazz de Men I Trust se sont mis à toucher la cible. Say Can You Hear, I Hope To Be Around, Lauren, Thirsty, qui nous a valu une visite de Geoffroy, et Show Me How ont ravi un public connaisseur, qui s’est fait surtout servir les titres de l’album Oncle Jazz

En plus, on a entendu en primeur quelques extraits de leur prochain album, The Untourable Album, prévu le 25 août. Verdict: prometteur, et personne ne sera déstabilisé. L’ADN de Men I Trust est respecté. 

Geoffroy: les retrouvailles

De retour sur scène pour sa propre performance en deuxième portion de soirée, Geoffroy a vécu des retrouvailles doubles: d’abord avec le public de la capitale, qui lui est fidèle depuis sa participation à La Voix, et aussi avec les quatre musiciens de son groupe, avec lesquels il n’avait pas joué depuis deux ans. 

Men I Trust
Photo courtoisie, Marc-Antoine Hallé

Le quintette, en parfait contrôle, a conservé la même ambiance relaxante que Men I Trust, mais dans le paysage électro-pop plus planant des albums Coastline et 1952, de Geoffroy.  

En belle forme vocale, l’auteur-compositeur-interprète de 33 ans, aussi à l’aise aux claviers qu’à la guitare, est une force tranquille en concert. Le monde pourrait s’écrouler autour de lui, on ne l’imagine pas paniquer. 

Cette assurance l’a amené à passer ses messages aux programmateurs du FEQ, à qui il a rappelé qu’il devait faire la première partie de Vance Joy et Jack Johnson, sur les Plaines, lors de l’édition 2020 qui a été annulée, et qu’il est prêt pour 2022.

Men I Trust
Photo courtoisie, Marc-Antoine Hallé

Question de bien appuyer sa requête, c’est à ce moment qu’il a fait passer son concert en seconde vitesse. Il a offert coup sur coup des interprétations inspirées de son succès Sleeping on my Own, qui a fait bondir les festivaliers, et de How You Feeling Now?, avant de transformer Bad Habit en une percutante fiesta de percussions en joignant ses forces à celles de ses deux collègues assignés à cette tâche. 

Au rappel, le même procédé a été utilisé pour procurer une finale explosive à Raised By Wolves, avant que Coastline ne renvoie tout le monde à la maison, le cœur léger.

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