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Des caribous du parc national de la Gaspésie bientôt en captivité

Des caribous du parc national de la Gaspésie bientôt en captivité
Photo d'archives

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Un projet de mise en captivité d’une partie des caribous du parc national de la Gaspésie a été lancé par le gouvernement du Québec. Avec cette mesure, les autorités espèrent sauver l’espèce de l’extinction.

Le Ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs prévoit construire deux enclos dans le parc national de la Gaspésie. L’un dans le secteur du mont Albert et un autre dans le secteur du mont McGerrigle. 

On apprend dans un article du journal Le Devoir que le Ministère prévoit capturer uniquement des femelles gestantes au cours de l’hiver et non l’ensemble du cheptel d’environ 50 individus que l’on retrouve en Gaspésie. 

Ce projet permettra de protéger les faons des prédateurs. L’organisme Nature Québec estime qu’il s’agit d’une bonne solution temporaire pour assurer la survie des derniers caribous.

«Il faut absolument travailler sur la restauration d’habitat et sa protection parce que sinon on est un peu condamné à avoir des enclos de maternité à long terme. Selon Nature Québec, ce n’est pas une solution qu’on voit à très long terme. C’est quelque chose qu’on fait temporairement», explique la coordonnatrice biodiversité et forêt chez Nature Québec, Emmanuelle Vallières-Léveillé.

Malgré la mise en branle de ce projet, Québec refuse de s’engager à restaurer l’habitat des caribous qui a été grandement dégradé par l’industrie forestière au cours des dernières années. 

Selon Nature Québec, c’est 50% des forêts matures autour du parc national de la Gaspésie qui ont disparu dans les 30 dernières années. Un environnement qui est essentiel à la survie du caribou.

«Il y a beaucoup de prédation, beaucoup de prédateurs dans son habitat sont attirés par des proies autres que le caribou, qui eux aiment les forêts plus jeunes. Donc si on a moins de forêts jeunes et qu’on restaure l’habitat et bien éventuellement on n’aurait plus besoin d’enclos de maternité», affirme madame Vallières-Léveillé.

Le gouvernement du Québec travaille actuellement sur une stratégie pour assurer la pérennité de l’espèce tout en limitant les conséquences sur l’industrie forestière. Les résultats de la démarche du gouvernement Legault devraient être connus d’ici 2022.