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«Il y a 25 ans le déluge»: l'auteur du livre se confie sur son expérience

«Il y a 25 ans le déluge»: l'auteur du livre se confie sur son expérience
Capture d'écran TVA Nouvelles

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Pour souligner les 25 ans du déluge du Saguenay, survenu au Saguenay-Lac-Saint-Jean en 1996, l'auteur et journaliste Mikaël Lalancette s’est confié à TVA Nouvelles sur l’expérience traumatisante qu’il a vécue à l’âge de 10 ans, lundi.

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Sa maison a été emportée par les eaux de la rivière Ha! Ha! à La Baie, le 20 juillet 1996. Sa mère, son frère et lui ont été évacués dans la nuit du 19 au 20 juillet. «Ma mère était calme. Elle nous a dit de ne rien prendre, que nous allions revenir le lendemain matin», a-t-il raconté.

La petite famille n’est jamais retournée au domicile. «À 20h54 le 20 juillet, notre maison a commencé à bouger sur elle-même. Ensuite, elle a accroché le garage et elle a été emportée par la rivière», a précisé le saguenéen alors qu’il arpentait son ancien quartier avec l’équipe de TVA Nouvelles.

Son histoire l'a d'ailleurs poussé à écrire celles des autres. L’auteur et journaliste a écrit un recueil de 25 témoignages de gens affectés à différents niveaux par la tragédie, qui frappe encore l'imaginaire 25 ans plus tard. Son livre «Il y a 25 ans le déluge» a récemment été publié aux Éditions de l’homme.

Ce n'est qu’après avoir écrit son livre, que M. Lalancette est retourné là où ses souvenirs ont disparu. «Je m'attendais à être un peu émotif. Je l'étais et je le suis encore aujourd'hui, mais j'ai fait la paix avec cet évènement-là», a assuré l’homme.

Avec son livre, l’auteur espère que d'autres sinistrés feront aussi la paix avec le passé. «Dans une tragédie comme celle-là, on voit le pire et le plus beau de l'être humain. Je ne voulais pas insister sur le pire, mais surtout montrer le beau. Je pense que les gens qui vont le lire, vont découvrir le déluge, mais, la vie humaine aussi et la résilience des gens», a-t-il mentionné.

C'est pour lui une façon de dire merci à tous ceux qui ont aidé la région à se relever.

«S'il n'y avait pas eu les militaires pour nous aider, on aurait été dans le gros trouble, s'est souvenu Mikaël Lalancette qui est demeuré à la Base militaire de pendant plus d'un mois. Quand on est arrivés, on était une quinzaine dans une petite chambre qui en accueille deux normalement».

«Des gens ont été là pour nous et c'est important de s'en souvenir et de tirer les leçons que l'on voudra bien tirer de tout ça», a conclu Mikaël Lalancette.