/news/provincial
Navigation

Labeaume veut pouvoir mieux protéger le patrimoine

Les fonds du gouvernement sont insuffisants, selon lui

Labeaume veut pouvoir mieux protéger le patrimoine
Photo d'archives, Stevens Leblanc

Coup d'oeil sur cet article

Le maire de Québec réclame plus de pouvoirs pour prévenir la dégradation des édifices patrimoniaux qui sont entre les mains de propriétaires privés.  

• À lire aussi: Bruno Marchand promet d’investir en protection du patrimoine

• À lire aussi: Québec protège mal ses trésors

La Maison Pollack, sur la Grande Allée, a été acquise par la Ville au terme d’un processus d’expropriation qui a duré trois ans et demi. La Ville compte maintenant y installer une maison de la diversité.
Photo Stevens LeBlanc
La Maison Pollack, sur la Grande Allée, a été acquise par la Ville au terme d’un processus d’expropriation qui a duré trois ans et demi. La Ville compte maintenant y installer une maison de la diversité.

Régis Labeaume a écrit lundi une lettre ouverte dans laquelle il affirme sa préoccupation envers la protection du patrimoine bâti et les contraintes auxquelles la Ville est confrontée quand vient le temps d’assurer la préservation d’édifices qui ne lui appartiennent pas.

Selon lui, les outils octroyés par le gouvernement ne sont pas suffisants pour qu’elle puisse intervenir. 

Abandon

« L’abandon n’est ni plus ni moins que le pire ennemi du patrimoine et, malheureusement, l’adoption de la loi 69 n’aura pas permis de donner à la Ville de Québec tous les pouvoirs qu’elle aurait souhaités pour intervenir plus efficacement en amont de la dégradation d’un immeuble », a écrit le maire. 

Selon lui, les Villes sont confrontées à plusieurs contraintes.

« La première étant que la Ville ne peut évidemment pas se porter acquéreur de tous les immeubles patrimoniaux menacés, et même avec beaucoup de volonté. »

Et même lorsqu’elle le souhaite, le processus d’acquisition peut être parfois très long, comme dans le cas de la Maison Pollack.  

« Il y aura toujours des cas où nous nous buterons à la volonté de certains spéculateurs d’étirer au maximum l’élastique judiciaire, jusqu’à ce que le temps fasse son œuvre et que l’édifice finisse par être irrécupérable. »  

Des coûts élevés

La deuxième contrainte est la question des coûts, poursuit-il.

« Malgré l’adoption récente de l’Entente de développement culturel entre la Ville et le ministère de la Culture et des Communications et la bonification de l’enveloppe destinée aux programmes de subventions existants, l’adoption de la loi 69 n’était pas accompagnée d’une enveloppe budgétaire suffisante pour pallier les coûts élevés de restauration ni même d’incitatifs fiscaux. »

M. Labeaume se réjouit néanmoins que les amendes pour les propriétaires privés négligents soient passées à 250 000 $ et que le gouvernement ait abaissé à 60 jours le délai pour entamer les démarches d’acquisition d’un immeuble patrimonial pour lequel un avis de détérioration a été émis. 

Il demande cependant plus « d’ouverture » de la part du ministère de la Culture pour permettre le développement de nouveaux projets résidentiels dans le Vieux-Québec, pour éviter que le quartier demeure « sous une cloche de verre ».

À VOIR AUSSI