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Grève des paramédics de Québec

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Les paramédics de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ) sont en grève pour une durée illimitée depuis 6h ce matin, en raison d’absence de discussion avec l’employeur sur des questions pécuniaires.

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Plus de 360 paramédics de la région se joignent à une mobilisation de grève qui touche plusieurs autres régions et le secteur privé. Les paramédics d’Urgence-Santé sont en grève depuis le 14 juin, alors que ceux de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Saint-Marc-des-Carrières, Charlevoix et Montmagny le sont depuis le 14 juillet.

Les services ambulanciers ne seront pas touchés, mais les services administratifs, eux, le seront.

«Les paramédics ne se déplaceront plus dans les urgences. Si le patient est instable, ils vont le transporter en salle de réanimation, sinon, on va arrêter au triage. À ce moment-là, ce sera l’hôpital qui va s’assurer de transporter le patient à son lit», cite en exemple Frédéric Maheux, président de l’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH).   

  • Écoutez l'entrevue de Frédéric Maheux avec Vincent Dessureault sur QUB radio:   

Les travailleurs – sans convention collective depuis avril 2020 – dénoncent l’absence de discussion avec l’employeur sur des questions pécuniaires, notamment les assurances, les fonds de pension et les salaires, ainsi qu'au sujet des vacances et de la surcharge de travail.

M. Maheux déplore le fait que tout le monde se renvoie la balle pour régler la situation qui, elle, reste au point mort. Avec cette grève, il espère faire pression sur le ministère de la Santé et l’employeur.

Ann Gingras, présidente de la CSN Chaudière-Appalaches, et Frédéric Maheux, président de l’ATPH (Association des travailleurs du préhospitalier)
Photo Catherine Bouchard
Ann Gingras, présidente de la CSN Chaudière-Appalaches, et Frédéric Maheux, président de l’ATPH (Association des travailleurs du préhospitalier)

En compagnie d’Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, il dénonce le fait que les ambulanciers sont souvent oubliés. M. Maheux cite en exemple la prime COVID et la vaccination.

«[On nous a dit] qu’on laissait les vaccins à ceux qui sont en contact étroit avec les patients. Je ne sais pas si vous vous êtes déjà assis dans une ambulance, mais si ce n’est pas étroit avec un patient, je ne sais pas c’est quoi», fait-il valoir.

«Les paramédics sont souvent les enfants oubliés du système de santé. Même pendant la pandémie, on a annoncé des primes pour les travailleurs de la santé et les paramédics ont dû se mobiliser pour avoir droit aux mêmes primes, renchérit Mme Gingras. Ça démontre l’importance que le gouvernement et le Conseil du trésor accordent à ce métier-là.»

Une entente de principe sur le volet normatif est survenue il y a près d’un an.

Si le volet pécuniaire ne se règle pas d’ici septembre, les moyens de pression pourraient être accentués.

Le cabinet du Conseil du trésor a été bref dans ses commentaires.

«Les négociations se poursuivent et on espère en arriver le plus rapidement possible à une entente», indique Florent Tanlet, attaché de presse de Sonia LeBel, présidente du Secrétariat.