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Comment contrer la violence conjugale?

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Une femme de 32 ans a été tuée par son conjoint lundi après-midi, dans le quartier Parc-Extension, à Montréal.

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Il s’agit du 14e féminicide à survenir depuis le début de 2021.

Photo Agence QMI, Thierry Laforce

«Ça n’arrête pas d’augmenter, on a dépassé les statistiques et, dans ce cas-ci, on voit que [le suspect] était connu des policiers», a soulevé Guylaine Simard, porte-parole du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, mardi, en entrevue à TVA Nouvelles.

Selon la porte-parole, dans les cas de féminicide, le quart des meurtriers étaient déjà connus des services policiers.

Conséquences sur les enfants

La femme de 32 ans qui a perdu la vie était mère de deux enfants. L’un d’entre eux se trouvait dans l'appartement au moment du meurtre.

«Ça laisse des conséquences sur les enfants, d’assister à des scènes d’horreur comme ça», a expliqué Mme Simard. «Ils vont avoir besoin de soutien et d’encadrement de leurs proches. Ce sont des images avec lesquelles ils vont vivre jusqu’à la fin de leur vie», a ajouté la dame.

Le gouvernement Legault a annoncé en décembre 2020 un investissement de 180 millions de dollars sur cinq ans pour lutter contre la violence conjugale. En mars dernier, un investissement supplémentaire de 22,5 millions de dollars sur cinq ans pour augmenter le nombre de places en maisons d'hébergement a également été annoncé.

Selon Mme Simard, il est nécessaire qu'il y ait de la formation au sein des corps policiers et dans le système de justice, et de mieux éduquer les jeunes.

«Il faut en venir à différencier la colère, l’agressivité et la violence», croit-elle. Mme Simard a également noté que, dans les films et les jeux vidéo «il y a une banalisation sur l’impact de la jalousie, de la possessivité et de la violence. Il y a vraiment une éducation à faire chez nos jeunes et chez l’ensemble de la population pour qu’on soit capable de la dépister et d’intervenir», a ajouté la dame.

Mme Simard encourage les femmes qui sont victimes de violence conjugale à appeler SOS Violence conjugale.

«Ils sont en contact avec l’ensemble des maisons au Québec, chaque jour, pour voir où il y a de la disponibilité dans votre région, ou si, pour des raisons de sécurité, les femmes préfèrent sortir de leur région, il y a cette possibilité-là aussi», a-t-elle fait savoir. «Il faut demander de l’aide, il faut appeler, il ne faut pas avoir peur. Les intervenants des maisons sont vraiment là pour les femmes et leurs enfants.»

Si vous avez besoin d’aide  

SOS Violence conjugale  

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