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Des comportements inquiétants sur les berges

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Une hausse de comportements inquiétants à bord d’embarcations de plaisance sur les berges du fleuve Saint-Laurent dans le coin de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, a récemment été observée par la Garde côtière de la région. 

Les bénévoles de la Garde côtière auxiliaire chargés de porter assistance aux citoyens en difficultés sur les eaux du fleuve Saint-Laurent ont remarqué une hausse des comportements inquiétants chez les plaisanciers. Notamment le fait que la veste de flottaison individuelle, que tout plaisancier doit obligatoirement avoir à bord de son bateau, n’est pas toujours revêtue par les occupants ont soulevé les bénévoles à TVA Nouvelles, mardi.

«Ça, c’est une grosse préoccupation qu’on a ici à Sept-Îles. Ils l’ont probablement à bord, mais de l’avoir sur soi peut faire la différence et sauver des vies», a affirmé Caroline Demontigny, bénévole pour la Garde côtière auxiliaire.

Par ailleurs, «ce qui peut être dangereux quand c’est calme. C’est que s’il y avait un vent de terre qui se levait. Le corps agissant comme une voile, on a de la misère à revenir. Ils voient les îles au loin et se disent, on va prendre un pique-nique aux îles. Mais ils ne comprennent pas que la distance entre ici et les îles, c’est une douzaine de kilomètres», a expliqué Frédéric Dumoulin, propriétaire du SurfShack dans le secteur Moisie.

Près de son commerce, l’homme voit régulièrement des touristes mal équipés, prendre des risques inutiles, surtout avec la hausse de la popularité de la planche à pagaie.

L’unité de Sept-Îles de la Garde côtière auxiliaire répond à 5 à 6 appels par été. Il s’agit généralement de panne motrice ou de gens qui connaissent de légères difficultés.

«À notre grand plaisir, on ne répond pas à tant d’appels par saison. Mais par contre, il y a des encore choses qu’on voit qui nous interpelle, qui nous préoccupe par rapport à la sécurité des gens», a ajouté Mme Demontigny.

«Cette année, on a beaucoup de nouveaux plaisanciers. Et on est chanceux parce qu’on n’a pas grand cas. On va se croiser les doigts pis on va espérer que ça va rester comme ça», a commenté pour sa part Ghislain Demontigny bénévole pour la Garde côtière auxiliaire depuis 20 ans qui navigue dans la baie de Sept-Îles depuis l’enfance.