/news/green
Navigation

GNL Québec: le sort du projet Énergie Saguenay scellé mercredi

Les ministres Benoit Charette et Andrée Laforest doivent faire une annonce au sujet du controversé projet

Le projet de 9 milliards $ vise l’implantation de deux trains de liquéfaction, d’installations de stockage et d’une infrastructure d’expédition maritime sur le Saguenay.​
Photo courtoisie Le projet de 9 milliards $ vise l’implantation de deux trains de liquéfaction, d’installations de stockage et d’une infrastructure d’expédition maritime sur le Saguenay.​

Coup d'oeil sur cet article

Le sort du controversé projet de GNL Québec, Énergie Saguenay, pourrait bien être scellé mercredi, lors d’une réunion du Conseil des ministres, qui sera suivie d’une annonce des ministres Benoit Charette et Andrée Laforest.

• À lire aussi: GNL Québec: une action en justice n’est pas exclue par des chefs innus

• À lire aussi: Deux coups durs pour GNL Québec

Une importante conférence de presse à ce sujet est prévue en après-midi, à l’hôtel Le Montagnais, dans le secteur Chicoutimi.

Depuis plusieurs semaines, les tuiles ne cessent de s’abattre sur le projet de complexe industriel de liquéfaction de gaz naturel dans le Port de Saguenay que développe GNL Québec depuis maintenant plus de six ans.

Andree Laforest
Photo Simon Clark
Andree Laforest

Dernier écueil : les communautés innues de Mashteuiatsh, Essipit et Pessamit ont indiqué vendredi dernier qu’elles mettaient fin au dialogue avec les promoteurs.

« Le projet ne verra pas le jour », a martelé dans un communiqué le vice-chef de Mashteuiatsh, Charles-Édouard Verreault, en menaçant même de se rendre devant les tribunaux pour empêcher sa réalisation.

Avis défavorables

Le mois dernier, les scientifiques de différentes agences fédérales, dont Pêches et Océans Canada et Parcs Canada, ont prononcé des avis défavorables envers le projet, notamment en raison des risques pour les bélugas reliés au trafic maritime appréhendé sur le Saint-Laurent dans le fjord du Saguenay.

Énergie Saguenay a ensuite rompu avec la banque française Société Générale, qui faisait partie de l’aventure depuis deux ans. 

« Il est courant pour les entreprises d’infrastructure comme nous, de changer de conseiller », avait alors défendu le président de GNL Québec, Tony Le Verger.

Puis, au début juillet, le partenaire allemand du projet, Hanseatic Energy Hub (HEH) a laissé entendre que sa relation d’affaires avec GNL Québec était en péril.

La décision du gouvernement Legault est attendue de pied ferme, en particulier par les groupes environnementaux, qui souhaitent que le projet soit rejeté pour de bon.

Benoit Charette
Photo Stevens LeBlanc
Benoit Charette

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, promettait une réponse d’ici la fin de l’été. Il rendra finalement son verdict mercredi, aux côtés de la ministre responsable de la région, Andrée Laforest.

À Québec, les trois partis d’opposition sont contre. Le Parti libéral du Québec, qui avait déjà appuyé le projet par le passé, a changé son fusil d’épaule quelques jours avant la publication d’un rapport défavorable du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), en mars dernier.

Dominique Anglade. Cheffe du PLQ
Photo Stevens LeBlanc
Dominique Anglade. Cheffe du PLQ

La cheffe Dominique Anglade avait alors pointé du doigt l’absence « d’acceptabilité sociale ».