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Tadjikistan: des tanks russes à la frontière afghane pour des manœuvres

Tadjikistan: des tanks russes à la frontière afghane pour des manœuvres
Photo AFP

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Moscou | Des unités de tanks russes basées au Tadjikistan sont arrivées mardi sur un terrain militaire à la frontière avec l'Afghanistan en vue d'exercices en août, au moment où les talibans mènent une offensive d'ampleur contre Kaboul. 

«Les tankistes russes de la base 201, située au Tadjikistan, ont effectué un déplacement de 200 kilomètres depuis le terrain militaire de Liaour vers celui de Kharb-Maïdon à la frontière avec l'Afghanistan», a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Ce déplacement entre dans le cadre d'exercices militaires prévus dans cette zone du 5 au 10 août réunissant la Russie, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan.

Selon l'armée russe, les équipages de tanks T-72 ont travaillé la «protection des colonnes armées» et la résistance à des attaques de groupes ennemis et aux frappes aériennes. 

Ils «mettent désormais en place des points de commandement, installent des positions de tir et camouflent les équipements», ajoute le communiqué.

Dans un message distinct, le ministère russe de la Défense a annoncé la tenue d'autres exercices en Ouzbékistan du 30 juillet au 10 août, auxquels prendront part 1500 soldats russes et ouzbeks. Ils auront lieu dans la région de Sourkhan-Daria, à la frontière de l'Afghanistan. 

Ces exercices ont lieu alors que la situation se dégrade rapidement en Afghanistan, pays avec lequel le Tadjikistan et l'Ouzbékistan partagent respectivement environ 1200 km et 144 km de frontières.

Depuis qu'ils ont lancé début mai une offensive contre l'armée afghane à la faveur du retrait des forces étrangères, les talibans ont conquis de vastes territoires, notamment dans le nord et l'ouest du pays.

Privés du soutien américain, les soldats afghans n'ont offert qu'une faible résistance. Plus d'un millier d'entre eux se sont réfugiés début juillet au Tadjikistan, qui a mobilisé 20.000 réservistes.

La Russie, puissance régionale restée proche des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, s'inquiète d'une déstabilisation dans cette zone et a blâmé Washington pour son retrait «précipité».