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25 ans après le déluge du Saguenay: les municipalités ont leur part de responsabilité dans la gestion des inondations

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Les municipalités ont leur part de responsabilité dans la gestion des inondations, a admis, la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest.

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«Les municipalités doivent faire des efforts aussi parce que c'est nous tous qui payons pour les inondations. Ça coûte une fortune aux citoyens du Québec: en 1996, 1,5 milliard $ et les inondations de 2019 notamment à Sainte-Marthe-sur-le-Lac 1 milliard $. Une grande réflexion a été faite et très bientôt, on va lever le moratoire sur la zone d'intervention spéciale décrété l'été dernier. Ce sera dorénavant plus sévère pour la reconstruction en zone inondable, c'est certain», a-t-elle rappelé, 25 ans après le déluge du Saguenay.

Or, les gens continuent de s'installer à proximité d'un cours d'eau. Et bien que la gestion des barrages se soit grandement améliorée depuis le déluge, le danger demeure bien présent, a fait savoir de son côté le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, à TVA Nouvelles, jeudi.

Pour le député, l’aménagement du territoire demeure une préoccupation et il demande au gouvernement d'en tenir compte dans sa stratégie sur l'aménagement.

«Il y a encore énormément de pression venant d'élus municipaux qui disent que les milieux humides, ce n'est pas important parce qu'ils veulent faire du développement résidentiel. Mais les milieux humides ça a une valeur. Quand il y a des inondations, ça capte l'eau. Ça ne vient pas tout détruire sur son passage. Je les comprends les élus. Leur seul revenu provient de la taxe foncière donc c'est normal qu'ils soient tentés de le faire, mais il faut trouver d'autres sources de financement que le foncier», a expliqué le ministre des Transports sous Pauline Marois.

Une dizaine de bureaux de projets ont été déployés dans les régions à risque, comme au Saguenay-Lac-Saint-Jean, pour l'élaboration d'un plan de protection du territoire face aux inondations.

«Les inondations, il faut les gérer avant qu'elles ne surviennent et ce soit pour ça que l'on concentre nos efforts sur la gestion du risque. Y'en a qui ont fait le choix de rester sur le bord de l'eau. C'est leur choix et c'est correct, mais il faut qu'ils soient au courant des risques qu'ils courent. On a fait une bonne cartographie pour que les personnes sachent à quoi s'en tenir et prennent leur responsabilité, tout comme les municipalités», a expliqué la ministre Laforest, aussi responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La Loi sur l'aménagement du territoire date d'une quarantaine d'années, a rappelé Mme Laforest, alors que son gouvernement prévoit dévoiler sa stratégie en la matière au printemps 2022.Une stratégie nationale d'urbanisme et d'aménagement du territoire est aussi en préparation. Plusieurs groupes ont déjà été consultés, tandis que les citoyens le seront prochainement.