/sports/jo
Navigation

Aurélie Rivard a l’occasion de prendre des notes

Aurélie Rivard a l’occasion de prendre des notes
Photo d'archives, AFP

Coup d'oeil sur cet article

La paranageuse québécoise Aurélie Rivard sera bien attentive devant son téléviseur au moment d’encourager ses amies Katerine Savard et Mary-Sophie Harvey, entre autres, au cours des prochains jours aux Jeux olympiques. 

• À lire aussi: Jeux de Tokyo: seulement une quarantaine de Canadiens à la cérémonie d'ouverture

• À lire aussi: Les vêtements olympiques du Canada fabriqués en Chine, au Cambodge et au Mexique

«J’ai vraiment hâte de voir ce qui va se passer», dit la femme de 25 ans, qui portera une attention particulière aux épreuves de relais impliquant Savard et Harvey.

Lors de huit jours consécutifs, soit entre le 25 juillet et le 1er août, de nombreuses médailles seront à l’enjeu quotidiennement à Tokyo en natation.

Ayant elle-même obtenu quatre médailles, dont trois d’or, aux Jeux paralympiques de Rio en 2016, l’athlète originaire de St-Jean-sur-Richelieu fait partie des plus beaux espoirs en 2021, elle qui participera notamment à cinq épreuves individuelles. En attendant ses propres Jeux, du 24 août au 5 septembre, Rivard compte bien prendre note de l’expérience vécue par les athlètes avec qui elle s’entraîne régulièrement pour mieux affronter ses propres compétitions.

«Il y a plein d’impondérables pour ces Jeux, comme le voyagement. Personnellement, je devrai faire 13 heures de vol, à quatre jours de ma première course. Je n’ai plus 16 ans non plus et le décalage horaire me rentre davantage dedans qu’avant, indique-t-elle, précisant que cette situation est causée par les restrictions reliées à la COVID-19. Ce qui m’inquiète le plus? Les Jeux risquent de manquer un peu de frénésie tandis que moi, je fonctionne à l’adrénaline. Là, il n’y aura pas de spectateurs.»

Pourquoi pas les Jeux paralympiques avant?

Après avoir observé Savard, Harvey et les autres, Rivard devrait être en mesure de tâter le pouls de Tokyo en échangeant avec elles éventuellement. S’il s’agit là d’un avantage, celle qui est née avec une malformation à la main gauche, ne croit pas nécessairement qu’il s’agit d’une bonne chose que les Jeux olympiques soient présentés avant les Jeux paralympiques, d’un point de vue global.

«J’aime bien la comparaison qu’a déjà faite Benoit Huot [NDLR: ancien nageur paralympique], c’est un peu comme si lors d’un spectacle de Céline Dion, la première partie était après», lance-t-elle, notant le désintérêt de la population et des médias pour les Jeux paralympiques.

«Dans mon cas, je me concentre sur ce que je peux contrôler pour être dans un meilleur état possible, que ce soit le sommeil ou la nutrition», ajoute Rivard, qui avait remporté la première de ses cinq médailles paralympiques, à Londres en 2012, alors qu’elle n’avait que 16 ans.

À propos de la nutrition, la nageuse est par ailleurs fière d’être porte-parole de «J’craque pour toi mon coco». Si cela est le reflet de sa propre alimentation, cette nomination se traduit aussi par une forme de respect et de notoriété pour le mouvement paralympique.