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Que va-t-il advenir de mon garçon ?

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Mon fils a 25 ans. Il fut toujours un enfant difficile à saisir, car il ne faisait rien comme les autres. Heureusement, son père de qui je suis séparée, qui avait lui-même un tempérament particulier, a su comment agir avec lui pour renforcer sa confiance et le rendre autonome, sinon je ne sais pas comment j’y serais parvenue.

Il a terminé ses études en informatique et s’est mis à la recherche d’un emploi. Mais comme rien n’est simple pour lui, il n’a malheureusement rien trouvé encore dans son domaine, un domaine où les emplois sont pourtant nombreux. Son père le pousse à poursuivre ses recherches et l’oriente un peu, mais moi je commence à désespérer.

Je sais qu’avec un diagnostic de trouble de l’autisme rien ne sera jamais facile pour lui, mais il me semble que de nos jours les patrons devraient faire preuve d’une plus grande ouverture à la diversité. D’autant plus que les personnes comme mon fils, quand ils s’intéressent à quelque chose, ils le font avec encore plus d’ardeur et d’efficacité que n’importe qui de normal. Je perds peu à peu espoir.

Mère inquiète

De grâce, ne montrez rien à votre fils de ce qui vous torture pour ne pas ajouter un poids supplémentaire à sa conscience déjà perturbée par son handicap. Une courte recherche auprès du Regroupement des organismes spécialisés pour l’emploi des personnes handicapées devrait vous rassurer sur ses possibilités d’être embauché. On pourra même lui refiler des astuces pour lui faciliter la tâche. Une statistique de 2018 indique que 23,8 % des 15 à 64 ans ayant une incapacité de type mental sont actifs professionnellement et que cette moyenne augmente année après année.