/lifestyle/columnists
Navigation

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?

Coup d'oeil sur cet article

Depuis quelques années, j’avais pris le parti de me plaindre de tout et de rien tellement la retraite me pesait. Ma femme me le reprochait d’ailleurs occasionnellement. L’isolement dans lequel la pandémie nous a tous plongés à partir de mars 2020 a pour ainsi dire accéléré le processus. Seuls tous les deux dans notre logement, sans la possibilité de voir la famille ni les amis pour nous distraire, ma femme en a eu vite assez de m’entendre chialer.

Un jour elle m’a dit qu’elle en avait ras le bol, et que si je continuais, elle prendrait ses cliques pi ses claques pour aller vivre ailleurs. Ça m’a fait l’effet d’une douche froide, surtout que c’est elle qui fait tout dans la maison et que je sais à peine utiliser le toaster. 

À partir de là, elle me clouait le bec dès que j’amorçais une plainte, et si je n’arrêtais pas sec, elle allait s’enfermer dans notre chambre. Puis un jour elle en est ressortie avec sa valise pour appeler un taxi et partir vivre chez sa sœur.

Ce fut le pire mois de ma vie. Ça m’a fait réaliser que j’étais incapable de vivre sans elle, mais que j’étais également incapable de l’apprécier. C’est ma femme qui m’a demandé de vous écrire pour dire aux autres femmes qu’elle n’aurait jamais dû attendre aussi longtemps pour me pousser au pied du mur du changement. J’ai parfois des petites rechutes, mais elles sont de moins en moins fréquentes. Vous allez peut-être me dire qu’il était temps, mais je peux dire qu’aujourd’hui, je sais que je suis enfin heureux.

Anonyme

Comme le dit si bien le proverbe : « Mieux vaut tard que jamais ». Le bonheur est une notion difficile à cerner, car elle varie d’un individu à l’autre. Mais selon moi, quand on réussit à créer une harmonie entre ce que veut notre tête, ce que nous permet notre corps et ce qu’on a accumulé de valeurs morales au niveau du cœur, on est en bonne position pour être heureux. Mais tout comme vous, bien des gens ont tout pour l’être et il leur faut un choc frontal pour en prendre conscience.