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Tension dans l’air

Le Comité olympique canadien confiant que la sécurité des athlètes n’est pas compromise

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Photo SOPA Image, Jinhee Masahiro Lee Avec ou sans masque, des visiteurs se laissaient photographier devant le Stade olympique de Tokyo, jeudi.

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À la ligne de départ des Jeux olympiques, l’ambiance est habituellement à la célébration des athlètes. Les cas de COVID qui continuent de se multiplier à Tokyo, y compris dans le village olympique, amènent toutefois une certaine lourdeur sur l’événement festif. Si bien que le Comité olympique canadien a passé la vaste majorité de son point de presse de lancement à discuter de l’enjeu de l’heure, la sécurité.

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Environ 280 athlètes canadiens sur les 370 qui sont attendus sont actuellement arrivés au village olympique ou dans les environs.

Jeudi, Tokyo recensait 1979 nouveaux cas du satané virus, soit le plus haut total dans la capitale nippone depuis les 2044 enregistrés le 15 janvier dernier. 

Même si près de 70 cas ont été identifiés jusqu’ici parmi les athlètes, entraîneurs et accompagnateurs, la délégation canadienne était épargnée au moment de mettre sous presse.

« Les défis quotidiens continuent. Nous n’arrivons pas ici les yeux bandés. Nous avons tous des doutes. Le risque zéro n’existe pas dans la vie. 

« Dans ce cas-ci, le succès ne se traduira pas par le fait de n’avoir aucun cas, mais en s’assurant que chaque cas soit bien identifié, tracé et isolé pour que la transmission soit minimisée », a fait valoir la présidente du COC, Tricia Smith, décrétant par le fait même que « le système fonctionne ».

Une équipe aux aguets

Plus tôt en journée, un gardien de sécurité circulait autour du stade.
Photo AFP
Plus tôt en journée, un gardien de sécurité circulait autour du stade.

Selon le chef des services médicaux, le docteur Mike Wilkinson, une équipe de 70 spécialistes dans divers champs d’expertise entourera les athlètes canadiens. 

« Nous planifions le pire et espérons le meilleur. Il y a des plans d’urgence en place. Les contacts à l’intérieur d’une équipe et entre sports sont minimisés. Nous avons mis en place plusieurs mesures additionnelles pour l’équipe canadienne », a-t-il assuré. 

Selon lui, plusieurs protocoles sanitaires en place à Tokyo sont d’ailleurs d’origine canadienne, notamment en ce qui a trait au contrôle de la qualité de l’air. 

« Nous avons fait tout en notre pouvoir pour que tout le monde ici soit en sécurité et le temps est venu de porter notre attention vers les Jeux et la célébration du sport », a tranché le docteur.

« Durant les 17 derniers mois, nous avons eu l’opportunité de faire énormément de recherche, de planification et de logistique. Le plan qui est en place est incroyablement robuste », a-t-il continué.

Ambiance différente

Quelques kilomètres plus loin, une athlète se prélassait sous le soleil face aux immeubles du village olympique.
Photo AFP
Quelques kilomètres plus loin, une athlète se prélassait sous le soleil face aux immeubles du village olympique.

En raison de différentes mesures sanitaires, seulement 30 à 40 athlètes prennent part à la cérémonie d’ouverture de vendredi matin (7 h, heure de l’Est). Les athlètes ne peuvent prendre place au village olympique que cinq jours avant leurs compétitions.

La cérémonie d’ouverture a d’ailleurs été obscurcie par de nombreuses controverses au cours des derniers mois. 

Jeudi, c’était au tour du directeur artistique de la cérémonie d’être démis de ses fonctions en raison d’une blague de mauvais goût sur l’Holocauste, dans une vidéo de 1998 qui a resurgi. Il s’agissait d’un quatrième départ dans l’équipe de Tokyo 2020 cette année en raison de propos inappropriés, dans un pays où les Jeux n’ont déjà pas la faveur populaire.

« Même si l’ambiance est différente, l’énergie se fait sentir. C’est la dixième fois que je prends part dans différents rôles à des Jeux. Ici, je n’ai croisé que des visages amicaux impatients d’aider. Nous sommes conscients des défis que le Japon a dû relever pour offrir des Jeux sécuritaires et ils le seront », a insisté la chef de mission canadienne et quadruple médaillée olympique en aviron, Marnie McBean.