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Courtes vacances pour les candidats à la mairie de Québec

Les aspirants à la mairie prendront du temps en famille avant de plonger dans la campagne

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Les candidats à la mairie de Québec ne prendront pas de longues vacances cet été et promettent d’être présents sur le terrain, à quelques semaines du déclenchement de la campagne électorale. 

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Impossible de décrocher  

Jean-François Gosselin 

Photo d'archives

« C’est impossible de décrocher complètement », affirme le chef de l’opposition et candidat à la mairie Jean-François Gosselin. Cet été, pas de longues vacances à l’extérieur, mais plutôt quelques petites escapades en famille, par-ci, par-là. 

« On ne peut pas se permettre de prendre une semaine complète », dit-il, assurant qu’il continue de répondre aux appels et aux courriels. « Avec l’année électorale, on a hâte, on se prépare, c’est l’fun, on parle avec des candidats, on finalise la plateforme. » La politique affecte la cellule familiale, surtout dans des moments comme ceux-là, mais M. Gosselin s’assure de ne pas négliger les membres de sa famille, qui l’accompagnent dans cette aventure.

Avec quatre candidats, Québec 21 est le parti qui est le moins avancé dans ses annonces pour la création de l’équipe. Le chef assure que des nouveaux venus seront annoncés à partir de la mi-août et que la formation sera complète au déclenchement des élections. 

Proches et sport au menu  

Bruno Marchand 

Photo d'archives

Bruno Marchand, de Québec forte et fière, s’assure de réserver des « blocs de quelques jours de vacances » avec ses proches, pendant lesquels il évite complètement textos et appels. « C’est un piège de laisser les canaux de communication ouverts », croit-il. Il est important pour lui de « recharger les batteries » en prévision de l’automne chaud qui s’annonce. 

Adepte de l’adage « un esprit sain dans un corps sain », il s’assure d’accorder une place importante au sport dans sa vie. Avoir une épreuve sportive à l’agenda force à s’entraîner, dit-il. C’est pour cette raison qu’il s’est inscrit à un duathlon en septembre, dans la région de l’Estrie. L’important est de « garder un équilibre ». 

L’été, on s’accorde un répit dans les sollicitations auprès des citoyens. « On ne peut pas être invasif. Les citoyens ont d’autres choses à faire pendant leurs vacances que de penser à nous. » C’est pourquoi lui-même et les candidats de Québec forte et fière, qui sont maintenant huit, se promèneront plutôt dans les événements publics. 

Revoir la famille éloignée  

Jackie Smith 

Photo d'archives

Pour Jackie Smith, de Transition Québec, la politique, c’est une histoire de famille. Son mari et son fils l’accompagnent dans la plupart de ses sorties publiques. « C’est vraiment important de donner une éducation politique à mon fils. » 

Cet été, elle se réservera du temps pour revoir sa famille de l’Ontario, qu’elle n’a pas vue depuis un an et demi en raison de la pandémie. Elle espère aussi revoir la belle-famille, qui habite aux États-Unis, en Caroline du Nord. « Mon beau-père, Miles Wolff, qui est fondateur des Capitales, a hâte de revenir à Québec en visite ! » 

Pendant les deux semaines de vacances qu’elle s’accorde, elle ne sera jamais bien loin de son téléphone et de Zoom, pour discuter avec ses candidats et préparer l’automne. 

« On est très mobilisés. » 

Le parti a présenté cinq candidats dans La Cité-Limoilou, un dans Sainte-Foy, un à Charlesbourg et un à Vanier. L’équipe sera complète en début de campagne, promet la cheffe. 

À la rencontre des citoyens  

Jean Rousseau 

Photo d'archives

Cet été, Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec, arpente les quartiers pour aller à la rencontre des gens et entendre leurs préoccupations. Il profite aussi du passage de sa fille, qui étudie en Alberta. 

Il résume sa saison estivale précampagne ainsi : « Beaucoup de rencontres, des moments privilégiés en famille, quelques journées de congé ici et là. Mais ce n’est pas cet été que je vais disparaître de la ville de Québec. » 

Les moments passés en famille sont sacrés pour lui, bien qu’il soit conscient que le choix de faire de la politique entraîne parfois des contraintes. « Quand on est ensemble, on est vraiment ensemble. Quand on fait de la politique, il faut savoir dire : Oui, je suis à l’écoute des autres, mais l’important, c’est ma famille. » 

Dans ses nombreuses rencontres, il discute notamment avec les marchands et les restaurateurs pour connaître leurs préoccupations et pour discuter de solutions potentielles. Démocratie Québec compte six candidats jusqu’à maintenant. 

Deux semaines d’évasion  

Marie-Josée Savard 

Photo d'archives

Pour Marie-Josée Savard, cheffe d’Équipe Savard, deux semaines complètes de décrochage pour passer du temps en famille sont nécessaires afin de refaire les réserves d’énergie en prévision de l’automne électoral. 

La vice-présidente du comité exécutif s’évadera au chalet familial, dans Bellechasse, et en Estrie. Au menu : activités, vélo, kayak. Durant ces deux semaines, on ferme le téléphone le plus possible, dit-elle, sauf pour les urgences liées à la gestion de la Ville. Et le conseil a été relayé à ses collègues. 

« C’est le mot d’ordre qu’on s’est donné avec l’équipe : de bien profiter des vacances pour être en forme et revenir fin prêt pour la campagne électorale. » Celle-ci durera 50 jours. « C’est une période intense. » 

La machine repartira vers la mi-août, et c’est à ce moment que recommenceront les rencontres régulières et le raffinement de la stratégie électorale. Équipe Savard est la plus avancée dans les annonces de candidatures et compte déjà 12 candidats. 

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