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Grattez le fond

Campeau jeu question
Photo courtoisie David et Peter étaient fiers d’avoir déjoué cette belle petite bouche.

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Lorsqu’on cible les petites et les grandes bouches, on peut tenter notre chance en surface, entre deux eaux ou carrément sur le plancher marin. 

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Quand les achigans se vautrent près d’un fond rocailleux, sablonneux, vaseux ou recouvert de quelques plantes aquatiques, il peut être difficile de les rejoindre avec précision. 

On a beau lancer un poisson-nageur renommé pour plonger à la profondeur qu’on souhaite atteindre, il y a souvent, en contrepartie, des fluctuations et des obstacles naturels ou non qui font en sorte qu’on n’exploite qu’une petite portion de la zone propice d’attaque.  

Souple

Ce qui est génial des leurres fabriqués de plastisol, c’est qu’ils vibrent constamment et peuvent être utilisés de mille et une manières. 

Mis à part la fameuse tête de jig, voici quatre autres approches pour présenter vos offrandes, de façons différentes, au cœur de l’action.

Split shotting

Comme son nom l’indique, on utilise un petit plomb rond qu’on pince sur le fil principal. Idéalement sur le super fil juste avant le nœud de jonction ou sur le fluorocarbone à une distance de 40 à 90 cm. 

Au bout du fluo, on noue un hameçon léger en aluminium conçu pour ce type de pêche. Selon la taille du leurre à queue courbée, optez pour un hameçon de grosseur 1, 2, 1/0 ou 2/0. 

Lancez le tout et laissez-le caler au fond. Il suffit ensuite de le récupérer lentement en s’assurant que le split shot frotte constamment sur le fond. 

Il donnera ainsi l’impression qu’une bibitte quelconque fouille dans le benthos. Puis, derrière, dans la traînée poussiéreuse apparaîtra votre offrande comme par magie. 

Carolina rig

Cette méthode ressemble à s’y méprendre à la précédente sauf que l’on doit utiliser du fil et des attirails un peu plus costauds.

On se servira souvent d’un plomb ovale ou conique arrondi, pesant 1⁄2, 3⁄4, ou 1 once. Ce dernier glissera sur le fil principal.

Une petite bille plastifiée ou de vitre freinera sa course pour qu’il ne vienne pas continuellement éroder le nœud. Il y aura aussi, inévitablement, des cliquetis sonores invitants qui s’ensuivront. Le tout sera relié à un barillet double.

À l’autre extrémité, on attache un long bas de ligne résistant en fluorocarbone et un hameçon convenant au type de leurre souple que vous souhaitez immerger, allant du grub, au ver, au shad, à l’écrevisse, etc.

Drop Shot

Ceux qui ont déjà pêché à la ligne morte apprécieront cette méthode qui a été développée au Japon au milieu des années 1990. Il s’agit d’une présentation subtile, tout en finesse.

Pour y arriver, il faut nouer un hameçon de petit diamètre avec une hampe courte, de taille 4 à 1/0 sur votre fil invisible en fluo. Plus le leurre est petit, plus le crochet doit l’être aussi.

Servez-vous du nœud Palomar. Ce dernier vous aidera à orienter la pointe de l’hameçon vers le haut. Laissez un bout de corde de 30 à 50 cm dépasser de votre nouage et installez un lest en tungstène à l’extrémité.

Le leurre ainsi présenté en suspension donnera l’impression qu’il s’agit d’une proie facile à saisir au passage.

Tokyo rig

Le dernier né dans cette catégorie est ultra simple à exploiter. L’hameçon de 2/0 à 5/0 sur lequel on empale une écrevisse, un méné souple à queue surdimensionné, un ver de caoutchouc, etc. est relié à un anneau monopièce solide et à un émerillon double à barillet.

Une tige en acier inoxydable de 6 ou 7 cm accompagne le tout et est destinée à recevoir des lests. Le montage anti-herbe force le leurre à piquer du nez entre chaque pause. 


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