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La 4e vague emportera-t-elle les élections fédérales?

La 4e vague emportera-t-elle les élections fédérales?
PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI

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Quelle sera l’ampleur au Canada de cette quatrième vague qui frappe déjà plusieurs régions du monde? Sans aucun doute, elle va nous frapper aussi, reste à savoir quand et comment...

Nouvelle rassurante, le Canada a l'un des meilleurs taux de vaccination au monde. Il fait partie des 15 pays où plus de la moitié de la population est pleinement vaccinée et se classe parmi les 7 pays qui ont administré au moins une dose à plus de 70% de leur population. Le gouvernement Trudeau peut être fier d’avoir pu se hisser dans ces deux palmarès, devançant même les États-Unis.

Cependant, en pleine pandémie, on peut bien souligner les bons coups, mais il est trop tôt pour célébrer. Les victoires sont souvent de courte durée. Le variant Delta a tout ce qu’il faut pour jouer les trouble-fêtes.

Si on se base sur les trois dernières vagues, il y a un décalage de quatre à huit semaines entre ce qui se passe en Europe et ce qui se passe chez nous. Ça veut donc dire que la quatrième vague nous frapperait en pleine période électorale. Est-ce vraiment ce que souhaite le premier ministre et son parti?

On a beau se réjouir d’avoir doublement vacciné 53% de notre population, ça veut aussi dire qu’il y a près de la moitié des citoyens qui n’ont reçu qu’un vaccin et près de 30%, aucun vaccin. Ça laisse donc encore beaucoup trop de place au variant, notamment chez les 18-39 ans.

Quand on regarde l’Angleterre, la France, Israël et les États-Unis, qui ont aussi un bon taux de vaccination, les nouveaux cas sont quand même en hausse de façon spectaculaire. Toutefois, pour l’instant, on signale une légère hausse de décès et d’hospitalisations. La grande majorité des nouvelles infections touchent des gens qui ne sont pas complètement vaccinés.

En ce moment, le moral des électeurs va bien. Il fait beau, c’est la période des vacances et on peut enfin sortir et revoir nos proches. Malgré tout, ils ne veulent pas d’élections. Imaginez si le portrait change pour le pire en septembre, le moral sera au plus bas. Les électeurs ne seraient pas très chaleureux envers leurs candidats et candidates.

La pandémie a déjoué les plans de Justin Trudeau au printemps, refera-t-elle le même coup pour la rentrée? Remarquez que rien ne presse. Même s’il est minoritaire, le gouvernement a une grande marge de manœuvre et trouve toujours les appuis nécessaires au sein des oppositions pour faire passer ses projets de loi. Et s’il n’y a pas d’élections anticipées, nous économiserons plus de 500 millions de dollars.