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Les touristes québécois se ruent sur la Côte-Nord

La région n’a jamais eu autant de visiteurs en été

tourisme Côte-Nord
Photo courtoisie La directrice des opérations de l’hôtel Le Manoir Baie-Comeau, Maude Roussel, affirme qu’il n’y a presque plus de place d’ici la fin août dans son établissement.

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 La Côte-Nord serait devenue la « nouvelle Gaspésie » tant les touristes québécois s’y ruent en masse pour la saison estivale cette année.

« On se sent un peu comme une nouvelle Gaspésie, c’est génial. Il y a vraiment une explosion de touristes cet été ! », lance Billy Dumas, le copropriétaire de la microbrasserie La Compagnie, à Sept-Îles. 

L’achalandage est tel que des files d’attente se créent régulièrement à l’extérieur de son commerce, comme dans plusieurs restaurants contactés par Le Journal

Il doit parfois se résigner à indiquer aux clients les points de vente de ses bières, devant l’impossibilité d’en déguster une sur place.

Et il est loin d’être le seul à être débordé. De Tadoussac à Havre-Saint-Pierre, de nombreux établissements d’hébergement affichent « complet » depuis quelques semaines et jusqu’à la fin août. 

  • Écoutez l'entrevue de Danny St Pierre avec Maude Roussel, directrice des opérations à l’hôtel Le Manoir Baie-Comeau, sur QUB radio:

« Du jamais vu » 

« Les gens ont commencé à réserver dès janvier. Il faut être chanceux pour trouver une chambre », affirme Maude Roussel, directrice des opérations à l’hôtel Le Manoir Baie-Comeau. 

Le directeur général de Tourisme Côte-Nord, Paul Lavoie, qualifie la saison touristique de cette année d’exceptionnelle. 

Il invite d’ailleurs les vacanciers à réserver leurs activités et hébergements d’avance puisque les places de dernière minute se font rares. 

« On n’a pas encore les données officielles, mais de visu, c’est du jamais vu dans la région ! », souligne M. Lavoie.

Pour lui, la présence aussi massive des Québécois dans la région vient évidemment de l’impossibilité de sortir du pays pour les vacances, mais aussi du désir d’évasion en plein air après les confinements. 

Par ailleurs, les débordements observés notamment sur les plages de la Gaspésie l’été dernier ne semblent pas s’être reproduits sur la Côte-Nord, pour l’instant.

Pénurie 

Seule ombre au tableau, de nombreux commerces doivent composer avec une pénurie de main-d’œuvre, les forçant à réduire leurs heures d’ouverture.

« On a un gros achalandage avec les Québécois, ça compense un peu, mais ça ne durera pas éternellement », déplore Paryse Deschênes, copropriétaire de l’auberge La Galouine, à Tadoussac, qui n’offre plus les déjeuners par manque de personnel.