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D’un océan à l’autre en paramoteur au profit de la SLA

D’un océan à l’autre en paramoteur au profit de la SLA
Photo - Courtoisie Chantal Fournier

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Un résident de Val-des-Monts, en Outaouais, entamera dans quelques jours une traversée du continent nord-américain paramoteur au dos au profit de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) en mémoire de sa mère décédée de cette terrible maladie l’an dernier. 

Par cette épopée, Georges-Étienne Nadon Tessier espère d’une part amasser des fonds destinés aux recherches du Dr Jean-Pierre Julien du centre CERVO affilié à l’Université Laval, à Québec. Caméraman professionnel de métier, il souhaite d’autre part capter des images aériennes des plus beaux paysages d’un océan à l’autre en vue d’en faire un documentaire.

L’homme de 48 ans a déjà commencé sa quête en vue de réaliser ses objectifs. Il a entre autres fait des entrevues avec des gens atteints de la SLA, desquels il a recueilli des mèches de cheveux qu’il lancera du haut des airs en leur honneur.

«Ces gens sont dotés d’une résilience incroyable. Ils apprennent à se concentrer sur les beautés qui les entourent, ce qui les aide à passer à travers l’inacceptable. Je me suis dit que je devais faire ma part pour aider à trouver un remède à cette maladie», de dire le sympathique bonhomme.

D’un océan à l’autre en paramoteur au profit de la SLA
Photo - Courtoisie Chantal Fournier

Sensibilisation

Le coup de départ de cette aventure hors du commun devrait être donné ce jeudi à partir de Cap-d’Espoir, en Gaspésie. Elle se poursuivra ensuite sur quelque 16 000 kilomètres jusqu’à Anchorage, en Alaska.

Il va de soi que Georges-Étienne Nadon Tessier ne fera toutefois pas tout ce trajet avec un paramoteur au dos, notamment en raison de l’approvisionnement en essence et des plages horaires limitées de vols en été, sa vitesse maximale de croisière étant de 40 km/h sans vents.

«Ce serait beaucoup trop long, ça me prendrait au moins deux ans!» s’est-il exclamé, en entrevue. «Mon but est d’arrêter dans les grandes villes pour amasser un maximum d’argent et rencontrer des gens touchés par la sclérose latérale amyotrophique.»

D’un océan à l’autre en paramoteur au profit de la SLA
Photo - Courtoisie Chantal Fournier

Le pilote souhaite du coup sensibiliser la population à cette maladie neuromusculaire qui touche environ 3000 Canadiens et qui entraîne progressivement la paralysie du corps jusqu’à la mort qui survient, règle générale, moins de cinq ans après le diagnostic. M. Nadon Tessier s’est fait fabriquer une énorme banderole (1,5 x 3 mètres) avec les mots-clics «SLA/ALS» qu’il fera flotter derrière son paramoteur.

«Plein de gens se sont versé des seaux de glace sur la tête [NDLR : en référence au ‘’Ice Bucket Challenge’’ où les gens se lançaient entre eux ce défi également au profit de la SLA] sans trop savoir pourquoi ils posaient ce geste. Je veux piquer leur curiosité pour qu’ils en apprennent davantage sur cette maladie», a-t-il précisé.

Nul doute que Berthe Nadon serait fière de son fils, lui qui est resté à son chevet jusqu’à sa mort le 22 avril 2020, à l’âge de 76 ans.