/lifestyle/columnists
Navigation

Pour en finir avec ma médication

Coup d'oeil sur cet article

Je suis une enseignante âgée de 46 ans, et deux ans avant la pandémie, j’ai fait une dépression nerveuse. Je fus mise en congé forcé pour six mois et mon médecin de famille m’a prescrit un antidépresseur même si je n’avais pas du tout envie de prendre ce genre de médication. Selon lui, je ne pouvais pas m’en sortir sans passer par cela.

J’avais repris le travail depuis quelques mois à peine quand la pandémie est arrivée. Alors qu’il me disait être sur le point de réduire graduellement ma médication, devant les bouleversements que la situation causait dans le monde de l’enseignement, il a préféré attendre que la situation se replace pour amorcer mon sevrage, même si je le réclamais à grands cris vu la prise de poids que la médication me causait. J’étais même disposée à arrêter par moi-même, malgré le refus de mon médecin que je m’y mette.

Je me retrouve maintenant à amorcer le processus, et cette fois, c’est moi qui crains de procéder, vu ce que j’ai lu dans Le Journal sous la plume du journaliste Étienne Paré à propos d’un jeune homme de 28 ans qui racontait les difficultés que son sevrage lui avait causées. Je n’ai pas envie de me retrouver de nouveau sur le carreau après avoir fait autant d’efforts pour m’en sortir. 

Ce jeune homme disait que les médecins devraient, dès la prescription d’un pareil médicament, mettre en garde les patients de ce qui va les attendre au moment de cesser de le prendre. Au moins, ils auraient de bonnes raisons de refuser d’y être soumis. Je pense exactement comme lui.

Inquiète au cube

Je vous signale d’entrée de jeu qu’il ne faut jamais cesser la prise d’un médicament sans l’accord et le suivi de son médecin. Je précise aussi que lorsqu’on lit un article concernant un problème qui nous concerne, il faut le lire en entier avant de sauter aux conclusions sur le seul titre ou sur une petite partie de ce qui y est écrit. Surtout quand, comme vous et moi, on n’est en rien des spécialistes de la question.

Dans ce papier, il était mentionné que les antidépresseurs ne créent pas de dépendance physique en soi. Au lieu de l’appeler sevrage, « ce que les médecins appellent symptôme de retrait ne crée de problèmes que dans 5 à 10 % des cas pour certaines familles de médicament. Et un pourcentage encore plus mince dans certaines autres familles ». Ce qui devrait déjà vous rassurer. Si de plus vous êtes entre les mains d’un bon praticien, vous devriez lui faire confiance.