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Bergevin fait du lèche-vitrine

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Photo d'archives, AFP Le capitaine de l’Avalanche, Gabriel Landeskog, serait un joueur autonome intéressant pour le Canadien.

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Marc Bergevin ne peut souhaiter un meilleur endroit pour oublier la tourmente créée par l’acquisition de Logan Mailloux.

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Le marché des joueurs autonomes est très souvent un endroit pas très invitant, mais, cette fois-ci, il n’y a pas de meilleure place où passer à une autre étape de l’entre-saison.

Il fait du lèche-vitrine depuis plusieurs jours, il poursuivra ses recherches et il passera aux actes.

Mais, encore faudra-t-il convaincre les patineurs. Et, ça, c’est une autre histoire.

Le système du plafond salarial, un système qu’on définit maintenant comme le système de la pandémie, rend la tâche très difficile pour les décideurs. 

Les propriétaires ont perdu des sommes d’argent colossales depuis deux ans, ils veulent des résultats mais en amenuisant le budget des dépenses.

Dans la tourmente, Marc Bergevin s’amène au marché des joueurs autonomes avec une plus grande latitude. 

L’absence confirmée de Shea Weber lui fournit l’occasion d’être un acheteur très sérieux.

Au cours des dernières semaines, le nom de David Savard, un défenseur droitier, a alimenté les discussions. Pourrait-il aider au développement de Alexander Romanov, c’est-à-dire que le Russe, évoluant avec Savard, contribuerait davantage à la relance de l’attaque ? Possiblement.

Chez les défenseurs droitiers capables d’occuper un poste parmi le Top 4, Dougie Hamilton (Caroline), Jason Demers (Arizona) et Brandon Montour (Floride) sont des noms intéressants.

Hamilton ? Je ne crois pas qu’il réponde au profil qu’on devrait rechercher pour occuper une place aussi importante. C’est un défenseur qui contribue à l’attaque à cinq d’une équipe, mais, sur le plan défensif, c’est une aventure.

Il n’a passé que deux saisons avec la Caroline. Il n’a pas répondu aux attentes à Calgary. 

Les Bruins n’ont pas hésité à l’échanger. Ça devrait inviter à la plus grande prudence.

Toujours intéressé par DeAngelo ?

Il y a aussi Anthony DeAngelo, le controversé défenseur qui a obtenu sa libération des Rangers de New York. 

Bergevin a tâté le terrain avant la date limite des transactions... mais DeAngelo a refusé les offres de toutes les équipes.

Le Canadien a-t-il toujours un intérêt ?

Combler la perte de Weber, du moins amenuiser les conséquences de son absence, modifie la donne.

Cependant, Bergevin doit se concentrer sur l’attaque d’une formation qui peinait à marquer trois buts par match, trop souvent deux buts par match. Tyler Toffoli et Josh Anderson ont donné un peu plus de punch mais c’est insuffisant. 

Entre-temps, un attaquant s’ajoute : l’énigmatique Jonathan Drouin. Personne ne croyait qu’il disputerait un autre match dans l’uniforme tricolore. À quoi faut-il s’attendre ?

L’option Landeskog

Le marché des joueurs autonomes offrira plusieurs attaquants de prestige mais arrivant en fin de carrière. 

Sauf qu’il y a un nom qui se détache du groupe : Gabriel Landeskog, compagnon de jeu de Nathan MacKinnon et de Mikko Rantanen. Le capitaine de l’Avalanche n’a pas apprécié l’attitude des décideurs de l’organisation jusqu’à maintenant, mais les négociations devraient s’accentuer dans les prochains jours.

Cependant, l’Avalanche vient de s’associer à Cale Makar pour plusieurs années, à raison de 9 millions $ par saison. Dans deux ans, MacKinnon exigera une entente similaire à celle de Connor McDavid ; on parle de près de 12 M$ par saison.  

Pourra-t-on trouver un terrain d’entente ? Il faudra faire vite, car Landeskog pourra se prévaloir de son statut de joueur autonome dès mercredi. Pour une formation comme celle du Canadien, qui doit donner plus de lustre à son attaque, il est un candidat idéal. 

Joueur intense, excellent en supériorité numérique, maître dans l’art de l’échec avant et leader. Il pourrait être le compagnon de jeu idéal pour Cole Caufield et Nick Suzuki.

Et Mike Hoffman ?

Mike Hoffman est un joueur qu’on ne peut négliger, car le Canadien avait manifesté un intérêt pour ce patineur l’an dernier. Est-il vraiment un joueur ayant les capacités de soutenir l’attaque de l’équipe ?

Peut-être... mais dans un rôle bien précis : celui de spécialiste de l’attaque à cinq. À égalité numérique, je ne suis pas certain que le plan de Dominique Ducharme lui convienne.

Jaden Schwartz aura l’embarras du choix, semble-t-il. Plusieurs équipes ont manifesté un intérêt, et il pourra créer une surenchère. Sur liste, on trouve également Brandon Saad, Kyle Palmieri, Casey Cizikas...

Doit-on y inclure Phillip Danault ? 

Le coût d’Eichel    

Où en est-on quant à Jack Eichel ?

Il devait quitter Buffalo avant la séance de l’expansion.

On a remis ça au dernier week-end.

Mais, il est toujours à Buffalo. Entre-temps, Rasmus Ristolainen est parti.

Sam Reinhart se retrouve en Floride et les Panthers s’inscriront dans la catégorie des meilleures formations l’an prochain.

À Buffalo, on est en période de reconstruction. Eichel coûte beaucoup trop de sous et il est le premier à dire qu’il doit partir.

Il ne veut plus jouer pour une organisation qui ne semble avoir aucun plan directeur.

Le CH intéressé

Le Canadien s’est informé. D’autres équipes ont demandé de voir le bilan médical du joueur de centre. 

On attend toujours. Mais pendant tout ce temps, Kevyn Adams, le directeur général, demande la lune pour son joueur étoile.

Des choix de premier tour, un joueur de premier plan... 

Il veut avoir le meilleur de la transaction et c’est compréhensible.

Valeur réelle

Cependant, quand on échange un joueur élite, on n’obtient jamais la réelle valeur de l’athlète en retour.

Au change, on perd toujours.

Adams joue bien ses cartes en créant une surenchère. 

Eichel est un joueur de concession, il y a un intérêt pour lui ; par conséquent, il veut profiter de l’occasion qui se présente.

Jusqu’ici, il a été intraitable.