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Crise des opioïdes : De nouvelles drogues surpuissantes se répandent à cause de la pandémie

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La pandémie de COVID-19 et la fermeture des frontières qui a suivi ont amené des trafiquants de drogues à miser sur de nouveaux produits surpuissants qui font des ravages en Ontario, a dévoilé le «Toronto Star» lundi. 

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Selon le quotidien, de nouveaux opioïdes synthétiques se retrouvent désormais entre les mains de consommateurs qui s’attendent à obtenir du fentanyl, un opioïde 100 fois plus puissant que la morphine.

Ce faisant, le nombre de tests positifs à des substances comme l’etonitazène, de 10 à 20 fois plus puissant que le fentanyl, où l’isotonitazène, 5 fois plus puissant que le fentanyl, a quadruplé dans les derniers mois à Toronto, se sont inquiétés des chercheurs qui ont partagé leurs craintes avec le «Star».

Les drogues ont été identifiées dans des échantillons prélevés auprès de consommateurs et de trafiquants, avant d’être analysés par le Centre on Drug Policy Evaluation (CDPE), une agence de recherche. Les nouveaux opioïdes donnaient alors l’impression d’être simplement du fentanyl.

La fermeture des frontières, pour limiter la propagation de la COVID-19, expliquerait pourquoi les trafiquants ont de plus en plus recours à ces drogues bien plus dangereuses que le fentanyl, pourtant déjà responsable de plus de 20 000 décès par surdose de 2016 à 2020, selon Statistique Canada.

«Chaque fois que vous perturbez les routes de trafic de drogue, des choses inattendues se produisent. C’est pourquoi on trouve des opioïdes de plus en plus puissants sur le marché, parce que plus ils sont puissants, plus c’est facile de les emballer et d’en faire le trafic», a expliqué le directeur du CDPE et chercheur à l’hôpital St. Michael, Daniel Werb, au «Toronto Star».

Après une année encourageante en 2019, la crise des opioïdes a repris de plus belle en 2020 avec des nombres records de décès dans les provinces les plus touchées, incluant la Colombie-Britannique et l’Ontario. Les premières données de 2021 laissent aussi entrevoir que la crise est loin d’être terminée, avec des chiffres qui continuent à battre des records.