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Jeux de Tokyo: le parcours sinueux de Maude Charron vers l'haltérophilie

Cahier Olympique Maude Charron
IFTEN REDJAH FolioPhoto\Le Journal de Montréal Maude Charron dans son local d’entraînement à Rimouski, en juin dernier.

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TOKYO | Après 14 ans de gymnastique, trois ans à l’École de cirque et deux ans de CrossFit, Maude Charron a découvert que tous les chemins peuvent mener... à l’haltérophilie.

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C’est à la suggestion de celui qui allait devenir son premier entraîneur, Serge Chrétien, que Maude Charron a essayé l’haltérophilie.

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«En 2016, à quatre ans de Tokyo, le timing était idéal pour changer, et ce fut une bonne décision d’opter pour l’haltérophilie, mais je n’y croyais pas trop, aux Olympiques, au départ. Serge m’a vendu les compétitions internationales et les destinations vendeuses. La transition n’a pas été difficile», raconte l’athlète.

Charron a rapidement découvert qu’elle possédait une grande force.

«En CrossFit, je mélangeais plein de choses, mais je n’avais jamais essayé de lever des charges super lourdes et j’ai découvert que j’avais une super bonne force musculaire, alors que le cardio n’était pas ma force. J’étais prédestinée à faire de l’haltérophilie.»

Records panaméricains

Après avoir battu trois records panaméricains à Saint-Domingue en avril dernier, Charron pense-t-elle pouvoir améliorer ses charges à Tokyo?

«Il y a deux ans, je ne levais pas des charges aussi élevées et je ne me battais que pour ma place aux Jeux. Je garde la même mentalité. Je n’ai pas de gros objectifs et je veux en profiter. Je veux améliorer mes charges, mais le classement est tellement imprévisible», souligne celle qui occupe le 4e rang mondial chez les 64 kg.

En République dominicaine, Charron a soulevé 107 kilos à l’arraché et 133 kilos à l’épaulé-jeté, pour un total de 240 kilos, éclipsant les marques de Christine Girard au passage. 

Son premier entraîneur, Serge Chrétien, est persuadé qu’elle peut monter sur le podium. 

«Elle possède toutes les chances de réussir un podium», croit-il. 

«Je ne veux pas parler de chiffres, parce que je ne veux pas lui mettre de la pression sur les épaules, mais je pense qu’elle va améliorer ses marques personnelles à Tokyo. Le report des Jeux a été un avantage pour Maude et non un inconvénient», soutient-il. 

Plans futurs

L’haltérophile de Rimouski pourrait poursuivre sa carrière jusqu’en 2024 pour les Jeux de Paris. 

«Je ne me vois pas arrêter du jour au lendemain, a souligné la future policière. Paris arrive vite et les Jeux de Tokyo serviront de qualification pour les Jeux du Commonwealth, qui auront lieu à l’été 2022, à Birmingham, en Angleterre. J’ai fait ceux de 2018 en Australie et je veux les refaire. Les pays du Commonwealth ont les mêmes valeurs que le Canada. Je pensais aussi faire Nicolet [École nationale de police du Québec] cet automne.»


Charron et Tali Darsigny (59 kg) seront en action mardi.

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