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Un citoyen dénonce un boulevard dangereux pour les piétons

La Ville analyse les changements à apporter aux traverses sur La Morille

Boulevard La Morille
Photo Stéphanie Martin Carl Conway déplore que les traverses piétonnières sur sa rue, le boulevard La Morille, soient peu visibles et peu respectées par les automobilistes.

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Sur le boulevard La Morille, traverser un passage piétonnier se fait à vos risques et périls, déplore un citoyen qui presse la Ville de Québec d’agir. 

Carl Conway habite boulevard La Morille depuis huit ans. Il a vu des dizaines de condos apparaître dans le paysage à l’extrémité ouest de sa rue, sur Robert-Bourassa. 

Ceux-ci ont apporté beaucoup plus de véhicules, qui circulent sur La Morille pour passer de Robert-Bourassa au boulevard Bastien. Il estime que la circulation a triplé depuis quelques années. 

Or, sur La Morille, une artère résidentielle, il y a une école, un centre communautaire et un parc, ainsi que des traverses piétonnières qui ne sont pas protégées par un arrêt. 

Le Journal a constaté qu’elles étaient très peu visibles et effacées en grande partie. Même si le Code de la sécurité routière oblige les automobilistes à s’arrêter pour laisser traverser un piéton qui veut s’y engager, très peu de conducteurs le font, note M. Conway.

Même la police

Son fils, qui traversait à vélo, a été accroché par une automobiliste. Une dame en fauteuil roulant a attendu de longues minutes avant qu’un conducteur la laisse passer.

Un policier est même passé sous le nez de M. Conway alors qu’il tentait de traverser. « On apprend à un enfant de six ans à traverser sécuritairement et même un policier ne le fait pas ! » illustre-t-il.

Le citoyen a donc demandé à la Ville de Québec de sécuriser les traverses. Par exemple, en utilisant des balises temporaires au centre de la chaussée qui invitent les automobilistes à ralentir.

À la Ville, le porte-parole David O’Brien explique que deux analyses sont faites sur cette artère.

Une première évalue l’implantation d’un cheminement scolaire à la hauteur de l’école Les Prés-Verts.

Ensuite, « l’évaluation complète des sept traverses piétonnes de ce boulevard sera complétée l’an prochain.

Lorsque chacune des deux analyses, soit celle du cheminement scolaire et celle des traverses, sera complétée, la Ville procédera aux interventions nécessaires et à la mise à jour des traverses selon les solutions qui seront retenues. »

Indicateurs de vitesse

La Ville a pour l’instant installé à deux reprises des panneaux électroniques indicateurs de vitesse. Mais pour M. Conway, ce n’est pas suffisant. « Les gens recommencent à rouler vite aussitôt que le panneau disparaît. »

M. Conway ne comprend pas le refus d’installer des balises. De telles affiches sont présentes notamment dans les rues de Sillery et sur le boulevard Chauveau.

David O’Brien répond que la demande n’a pas été retenue pour le moment, car « l’analyse du boulevard La Morille doit être complétée afin que les bons moyens soient utilisés aux bons endroits. Concernant les balises installées dans certaines rues du secteur de Sillery, il s’agit d’endroits où ce moyen avait antérieurement été déterminé comme la solution à utiliser ».