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C’est bien beau l’offensive, mais...

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Photo USA TODAY Sports Djordje Mihailovic et le CF Montréal se démarquent offensivement mais doivent effectuer un meilleur boulot dans leur territoire.

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Si la défensive était reine en début de saison chez le CF Montréal, elle s’est fait ravir sa couronne par l’offensive au cours des derniers matchs.

Le onze montréalais a marqué 10 buts en sept matchs depuis la pause de trois semaines du mois de juin. Et ce chiffre aurait pu être bien plus impressionnant si les joueurs du club avaient été en mesure de convertir plus efficacement la tonne de chances de marquer qu’ils ont obtenues.

Voilà quelque chose dont le CF Montréal peut être fier. Il crée offensivement et c’est ce qui ressort des conférences de presse d’après-match des joueurs et du personnel technique, avec en tête Wilfried Nancy.

Toutefois, l’envers de la médaille est qu’il accorde en contrepartie un nombre incalculable d’opportunités à ses rivaux.

Je ne suis pas d’accord pour dire que les performances du CF Montréal soient bonnes dernièrement. Contre le FC Cincinnati, malgré cinq buts et une victoire, c’était probablement l’une des pires prestations de la campagne. Contre le New York City FC, l’équipe n’était pas capable de presser défensivement comme elle le faisait auparavant. Face au Revolution de la Nouvelle-Angleterre, la performance générale s’est améliorée, mais il y a tellement eu de gaspillage offensif.

Oui, la formation montréalaise crée, mais ce qu’on ne dit pas, ce sont les grandes opportunités dont ses adversaires ont pu bénéficier. Elle a accordé quatre buts à Cincinnati et une myriade de chances de marquer dans les deux derniers matchs. Il faut absolument corriger ça.

Voici deux exemples concrets. Le seul but du match face au New York City FC a été la conséquence d’erreurs collectives et individuelles. Un but comme ça sur un dégagement du gardien de but, ça ne doit pas arriver. Je l’ai vu et revu et je n’y crois toujours pas.

Puis, la première réalisation de Gustavo Bou lors du duel face au Revolution est un autre exemple tout aussi pertinent. Mathieu Choinière a laissé l’attaquant rentrer vers l’intérieur, qui en a profité pour décocher un boulet de canon. Toutefois, ce n’était pas à Choinière de le surveiller, mais à Rudy Camacho et Joel Waterman, qui eux, n’étaient pas en bonne position.

Donc, en conclusion, ce sont les joueurs qui ne réagissent pas correctement et qui ne sont pas en mesure de gérer une situation dangereuse rapidement en raison d’un manque d’analyse de l’action. Voilà ce qui manque au CF Montréal, et ce, même si le train offensif est bien en marche.

Du bien et du mal

L’équipe nationale du Canada continue son bel effort en Gold Cup alors que la formation unifoliée a atteint la demi-finale de la compétition. Voilà une excellente nouvelle, qui a toutefois des répercussions en MLS, incluant le CF Montréal.

Il est évident de constater que les absences de Kamal Miller et Samuel Piette, qui contribuent aux succès canadiens, ainsi que de Romell Quioto (Honduras) et Kiki Struna, pour une raison complètement différente, commencent probablement à avoir un effet sur les résultats du club montréalais.

Miller, Piette et Struna sont probablement les premiers choix de Nancy pour solidifier la défensive du club. Et dernièrement, l’équipe a démontré qu’il y avait beaucoup de trous dans sa muraille arrière, qu’il y avait beaucoup de corridors que ses rivaux ont exploités pour se créer des opportunités et, ultimement, marquer des buts.

On espère maintenant que Quioto, qui a terminé blessé son aventure en Gold Cup avec le Honduras, et Struna puissent venir apporter du renfort à l’équipe dans un avenir rapproché.