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Jeux de Tokyo: Maude Charron indécise pour Paris 2024

La médaillée d’or songe surtout à terminer sa formation policière

Cahier Olympique Maude Charron
Photo d’archives Maude Charron en pause détente dans le Bas-Saint-Laurent quelques semaines avant de s’envoler vers Tokyo.

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TOKYO | Maude Charron prévoit participer aux Jeux du Commonwealth pour la deuxième fois de sa carrière à Birmingham, en Angleterre, en juillet 2022, mais elle ne veut pas regarder plus loin pour le moment.

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Plusieurs facteurs vont dicter la décision de la future policière qui souhaite entrer à l’École nationale de police de Nicolet en janvier pour compléter ses techniques. « Paris, c’est encore loin et il faudra voir ce qui va arriver avec l’haltérophilie avec la baisse du nombre d’athlètes et le réalisme de tenter de me qualifier peut-être dans une nouvelle catégorie de poids, raconte-t-elle. Mon avenir est entre les mains de la Fédération internationale. »

Quota à la baisse

Les problèmes récurrents de dopage en haltérophilie laissent craindre le pire. Le quota a diminué à Tokyo et il sera de nouveau à la baisse à Paris. 

« Notre sport est très teinté par le dopage, a déploré Charron. C’est l’éléphant dans la pièce. On doit croire aux avancées technologiques de l’antidopage. Après la compétition, huit des dix filles ont été testées. On doit avoir des athlètes propres. »

« C’est possible d’être la meilleure au monde tout en étant propre et en respectant les valeurs », de renchérir son entraîneur Jean-Patrick Millette. 

Si elle est indécise pour le moment, Charron ne ferme pas la porte à une participation aux Jeux de 2024 à Paris. « Après les Jeux du Commonwealth, je vais y aller un mois à la fois, souligne-t-elle. Même si je serai âgée de 31 ans, les Jeux de Paris demeurent dans ma tête. Même si on atteint notre potentiel maximum à 27-28 ans dans notre sport, il y avait deux filles de 34 ans à Tokyo. Ce n’est pas impossible. » 

Projets de vie

Dans sa préparation olympique, l’haltérophile de 28 ans a dû mettre certains projets sur pause. 

« La poursuite d’une carrière comme athlète olympique exige des compromis. J’ai comme projet de m’acheter une maison avec mon conjoint et ce n’est pas possible tant que je compétitionnerai parce que les institutions financières ne prêtent pas d’argent aux athlètes amateurs. Mon conjoint n’a pas de trouble avec ça, mais de mon côté, je veux me concentrer sur le nous, alors que les dernières années ont été axées sur le moi. »

Comme athlète ou pas, Caron envisage la possibilité d’assister aux Jeux de Paris avec ses proches. 

« Je veux vivre de vrais Jeux olympiques. À Tokyo, j’aurais tellement aimé aller voir la gymnastique [elle a été gymnaste pendant 14 ans] au lieu de regarder les compétitions à la télévision. »

Pour sa part, Millette estime que sa protégée n’a pas encore atteint son plein potentiel. « Elle rentre dans son “prime”. Elle peut encore s’améliorer. Pour le moment, elle a besoin de récupérer parce que c’est tellement gros ce qu’elle vient de vivre. »

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