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Des satellites pour détecter les incendies en forêt

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Chaque année, les feux de forêt causent d’importants dommages. L’Institut national d’optique (INO) travaille sur des capteurs haute performance qui permettront de déceler les incendies plus rapidement, et ce, à partir de l’espace.

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« Ce genre de projet se travaille sur des années. Il faut que le produit résiste au lancement du satellite et aux écarts de température », souligne le PDG de l’INO, Alain Chandonnet.

« Depuis 1990, les feux de forêt ont brûlé en moyenne 2,5 millions d’hectares de forêt par année au Canada », indique le gouvernement fédéral. L’incendie de Fort McMurray en Alberta, en 2016, a été le plus coûteux de l’histoire du pays avec une facture globale de près de 9 milliards $.

Aussi des caméras ultralégères

Ces dernières années, l’INO a travaillé sur un prototype de caméras performantes et ultralégères. Celles-ci permettent d’améliorer la gestion des feux de forêt et la rapidité d’intervention de la Société de protection des forêts contre le feu.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mission WildFireSat, qui consiste à surveiller, depuis l’espace, les feux de forêt en activité, leur vitesse de propagation et de mesurer le carbone qu’ils produisent. La mission est pilotée par l’Agence spatiale canadienne, le Service canadien des forêts et Environnement Canada.

Tests en Ontario

Le rôle de l’INO est principalement de fournir une technologie avec une résolution assez efficace pour détecter de petits points de chaleur au sol. Il s’agit de capteurs infrarouges large bande.

Des tests ont été effectués en Ontario en 2019. La technologie de l’INO s’est révélée moins coûteuse que les caméras thermiques de détection actuellement utilisées.

« Les satellites actuels équipés de caméras infrarouges ne permettent pas un enregistrement de données au point culminant des feux », souligne Patrice Topart, directeur de l’unité d’affaires défense, sécurité et aérospatiale à l’INO.

L’INO espère fournir une solution qui permettra de dénicher les feux d’une superficie de plus de 225 mètres carrés. Pour y parvenir, les satellites devront être installés à 600 kilomètres d’altitude.

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