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Gênante réparation d’un bout de trottoir à Beauport

Le trou a temporairement été bouché avec du bois, puis avec les pieds en caoutchouc de panneaux d’affichage

Quebec
Photo Stevens Leblanc Le gestionnaire du complexe Les Belvédères sur le Fleuve, Martin Rochette, trouve exagérés les délais pour faire réparer un court bout de trottoir devant l’entrée de véhicules pour le stationnement.

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Devant un complexe d’habitation de 260 logements, à Beauport, une réparation de trottoir jamais complétée par un sous-traitant de la Ville de Québec laisse un trou depuis le 11 mai.

« C’est ridicule », soutient Martin Rochette, gestionnaire du complexe immobilier Les Belvédères sur le Fleuve. Avec 260 logements et 300 cases de stationnement souterrain, ce sont des centaines de véhicules qui passent chaque jour sur la moitié de trottoir qui n’a jamais été complétée. 

Les travaux ont débuté le 11 mai avec le retrait complet du béton du trottoir. Une semaine plus tard, le chantier n’avait pas davantage avancé. 

L’excavation est restée en plan et plutôt mal protégée, si bien que M. Rochette explique qu’il a lui-même marqué le secteur par des cônes orange. 

Voiture endommagée

Une locataire a même endommagé sa voiture lorsque sa roue s’est enfoncée dans le trou. 

Déjà le 17 mai, M. Rochette relançait la Ville afin de savoir quand les travaux allaient se poursuivre, constatant que rien n’avait été fait depuis. 

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

Le 20 mai, la Ville a répondu que la réfection du reste du trottoir serait faite une fois la période de déménagement passée, soit après le 1er juillet. 

Depuis, l’entrepreneur a refait le béton, mais l’asphalte est toujours en partie manquant.

Ce qui laisse un creux qu’il a d’abord comblé avec des planches de bois, mais face à l’inefficacité de cette méthode, la Ville a ensuite rempli le trou avec des pieds de panneaux d’affichage en caoutchouc. 

Remblai

Le personnel de l’immeuble a même dû remblayer le trou avec de la poussière de pierre pour rendre le passage moins cahoteux.

À côté, la section de trottoir la plus endommagée est toujours en place. « Les locataires commencent à en avoir plein leur casque », résume Martin Rochette. 

Maintenant, la Ville informe que les travaux seront menés à terme après les vacances de la construction, soit deux mois et demi après leur début. 

Pour le conseiller du secteur et président de l’arrondissement, Stevens Mélançon, cette situation ne devrait pas se produire.

« Depuis le 11 mai, ils sont venus ici, ils ont fait un bout de trottoir et on les a jamais revus ! »

Selon lui, la Ville doit effectuer un meilleur suivi auprès de ses sous-traitants.

« Oui, on donne des travaux en sous-traitance. Mais par contre, il faut s’assurer du suivi de l’échéancier des travaux. »

Quand ces travaux étaient sous la responsabilité de l’arrondissement, les suivis étaient plus serrés, affirme le conseiller, et les échéanciers plus faciles à faire respecter.

La Ville s’explique

En réponse à nos questions, la Ville de Québec a soutenu jeudi que plusieurs circonstances expliquent que les travaux ne soient toujours pas terminés.

Selon la porte-parole Wendy Whittom, il était déjà prévu de réaliser les travaux par phase, afin de maintenir un accès adéquat au complexe. Ils ont notamment dû être suspendus dans la période du 1er juillet, dans un souci de permettre aux camions de déménagement des locataires d’accéder aux logements.

Les entraves majeures sur le pont Pierre-Laporte sont ensuite venues ajouter des délais. «Le sous-traitant en pavage sur ce chantier est localisé sur la Rive-Sud et les travaux ont dû être suspendus au moment des travaux sur le pont», affirme Mme Whittom.

«Les travaux reprendront après les vacances de la construction pour la partie en béton. L’asphalte, qui doit être réalisé après le béton, sera complété une fois la seconde phase des travaux sur le pont Pierre-Laporte terminée», ajoute la porte-parole.

Mme Whittom soutient également que l’utilisation de pesées en caoutchouc pour permettre le passage de véhicules sur une tranchée non asphaltée est une façon de faire «conforme et sécuritaire».

— Avec la collaboration de Dominique Lelièvre