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Mackenzie Tour: un Québécois démarre en lion

Keven Fortin-Simard se loge parmi les meneurs après une ronde à Blainville

Keven Fortin-Simard frappe un coup de départ lors de la deuxième
Photo courtoisie Golf Québec, Roger Lauzon Keven Fortin-Simard frappe un coup de départ lors de la première ronde de l’Omnium Placements Mackenzie, jeudi.

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Keven Fortin-Simard a appliqué une stratégie payante au retour à la compétition sur le circuit Mackenzie, jeudi, au club de golf Le Blainvillier. Sa maturité et son bagage l’ont récompensé alors qu’il occupe le troisième rang à l’issue de la première ronde de l’Omnium Placements Mackenzie. 

Le golfeur de 35 ans du Saguenay–Lac-Saint-Jean a signé une carte de 69 (-3), le plaçant à trois coups du meneur, Blair Bursey. 

Une performance sans grande bavure à ses dires, hormis quelques coups roulés qui ont refusé de tomber dans la coupe. Il a contrôlé sa balle des tertres aux verts.  

« J’ai vraiment bien joué. Je me suis offert rapidement des coups faciles en me positionnant aux bons endroits. J’ai ainsi pu profiter de bonnes chances d’oiselets, a souligné celui qui en a aligné quatre à ses sept premiers trous. »

Fortin-Simard a vite compris qu’il était en bonne position au tableau lorsqu’il a aperçu des spectateurs l’épier. Un boguey à son 15e fanion l’a éloigné du meneur avant que l’Ontarien Marc Casullo ne s’interpose avec un score de 68 (-4). 

Solides rondes à aligner

« En consultant le tableau de la matinée, j’ai constaté que c’était possible de ramener de bas scores. J’ai fait preuve de patience et j’ai usé de stratégie sur un parcours tendre », a expliqué le professionnel québécois qui a joué sous une fine pluie en après-midi. 

« C’est un bon départ, a-t-il enchaîné. Je me suis donné une bonne occasion pour la suite du tournoi. » 

En effet, puisque selon le dicton golfique, un tournoi ne peut être gagné en première ronde, mais il peut être perdu.

Trimballant son sac, son frère Pascal l’a vu dans un excellent état d’esprit. À la blague, évidemment, il a laissé entendre que s’il l’avait remplacé sur les verts, le score serait tombé à -8 en calant tous les roulés ratés de peu. 

Une boutade à laquelle le pro a répliqué avec brio et humour : « Il ne touche pas aux bâtons. C’est moi qui les contrôle. » 

Au départ, en matinée, vendredi, Fortin-Simard verra des conditions de jeu similaires à la ronde initiale sur le parcours Héritage. Il souhaite conserver le même plan de match en espérant gruger de précieux coups sur Bursey. 

Pour gagner sur le circuit canadien satellite du PGA Tour, il faut être en mesure d’aligner quatre excellentes rondes. 

Le Québécois mène le contingent d’une quarantaine de golfeurs de la Belle Province. Sonny Michaud suit à -1 au 11e rang. Brandon Lacasse, de Knowlton, et Alexandre Ouellet, du Blainvillier, ont chacun joué la normale (72). Ils sont installés à égalité au 16e échelon. Avec trois oiselets sur le retour, Yohann Benson a ramené un score de 73 (+1).