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Cardinals: une place à gagner pour Bruno Labelle

Ignoré au repêchage, le Montréalais veut forcer la main de l'Arizona

Après avoir effectué ses premiers pas avec l’organisation des Ca
Photo Courtoisie, Cardinals de l’Arizona Après avoir effectué ses premiers pas avec l’organisation des Cardinals lors des entraînements printaniers, Bruno Labelle devra impressionner l’état-major de l’équipe au camp d’entraînement.

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Bruno Labelle n’est pas du genre à se confondre dans les objectifs. Avec le camp d’entraînement des Cardinals de l’Arizona qui prend son envol, l’ailier rapproché montréalais n’a qu’une seule chose en tête. Se tailler une place avec l’équipe qui lui ouvre les portes de la NFL.

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Jeudi, Labelle a mis le cap sur Glendale, où se déroule le camp d’entraînement de la formation qui lui a octroyé en avril dernier un contrat à titre de joueur autonome, après qu’il eut été ignoré au repêchage.

« L’objectif, c’est de faire l’équipe. Il ne peut pas y avoir d’autre objectif pour l’instant que de faire partie de l’alignement à la fin août. C’est ce que je garde en tête et je vais devoir démontrer ce que je peux faire, tant à l’attaque que sur les unités spéciales. Ensuite, il faut laisser les cartes tomber où elles vont tomber », a mentionné l’ancien des Nomades du Cégep Montmorency, en entretien avec Le Journal.

Tout au long de son parcours universitaire à Cincinnati, dans la NCAA, Labelle a démontré qu’il pouvait contribuer au jeu aérien avec 20 réceptions pour 150 verges et deux touchés, tout en étant d’abord et avant tout un bloqueur reconnu.

Beaucoup à apporter

Il a également contribué sur les unités spéciales en étant utilisé pendant quatre saisons sur l’équipe de dégagement.

« Je dois démontrer que je suis un gars qui a une bonne versatilité. À la fin de la journée, dans la NFL, les gars qui peuvent faire le plus de choses différentes sont ceux qui ont les meilleures chances de se faire remarquer et de jouer pendant longtemps. Que ce soit de capter des passes, de bloquer ou de bien jouer sur les unités spéciales, tous les facteurs entrent en ligne de compte quand vient le temps pour l’équipe de dresser son alignement de 53 joueurs. Je veux être le genre de joueur qui apporte beaucoup à la table, qui est complet », a-t-il spécifié. 

Ce printemps, lors des mini-camps des Cardinals, Labelle a justement eu l’occasion de faire ses classes sur les unités de dégagement et de retour de dégagement.

En confiance

Chaque année, les joueurs recrues non repêchés sont nombreux à obtenir leur opportunité avec différentes équipes de la NFL. S’il y a beaucoup d’appelés, il y a peu d’élus, ce qui est loin de décourager Labelle.

« Mes chances sont bonnes. Rendu là, tu n’as pas d’autre choix que de miser sur toi-même. Je vais faire tout ce qu’il faut et je suis confiant », a-t-il poursuivi.

Son histoire n’est pas sans rappeler celle d’Antony Auclair, ailier rapproché qui avait aussi fait sa place en 2017 avec les Buccaneers sans avoir été repêché et qui besogne dans la ligue depuis.

« C’est au camp d’entraînement que je peux vraiment vivre le feeling de faire partie de l’équipe en côtoyant tous les joueurs sur une longue période de temps. Je suis très excité d’enfiler les épaulettes et le casque de mon organisation », indique le gaillard de 6 pi 4 po et 248 lb.

Labelle espère avoir l’occasion de se faire valoir lors du premier match préparatoire des siens, le 13 août, face aux Cowboys.

La mission avant les amis  

Bruno Labelle peut à la fois être utilisé comme receveur, comme bloqueur et sur les unités spéciales.
Photo Courtoisie, Cardinals de l’Arizona
Bruno Labelle peut à la fois être utilisé comme receveur, comme bloqueur et sur les unités spéciales.

De ce qu’il a vu ce printemps de son groupe d’ailiers rapprochés, Bruno Labelle a tout pour se plaire à sa première expérience dans un camp d’entraînement de la NFL. Loin de lui toutefois l’idée d’aller passer du bon temps.

« Ça reste une business et je ne suis pas là en premier lieu pour me faire des amis. C’est sur mon travail que je dois me concentrer avant de vouloir tisser des liens », a-t-il lancé d’un ton déterminé.

Dans la salle des ailiers rapprochés se côtoient des joueurs de différents horizons, avec un bagage varié.

Il y a d’abord les deux vétérans de l’équipe, Maxx Williams et Darrell Daniels, qui ont passé les deux dernières campagnes avec les Cards. 

Sinon, Ian Bunting a porté les couleurs des Colts en 2019 et 2020, sans jouer un match. L’équipe a aussi embauché Bernhard Seikovits, un Autrichien sans expérience dans la NFL. Cary Angeline est pour sa part un joueur autonome non repêché et embauché en même temps que Labelle. 

Chacun pour soi

La plus longue feuille de route du groupe appartient à Travis Ross, 27 ans, qui a évolué avec les Chiefs, les Colts et les Jets.

« On apporte tous différents attributs. C’est agréable parce que ça nous permet de travailler ensemble et d’apprendre les uns des autres. Il y en a qui font des choses mieux que toi, et dans d’autres cas tu peux faire certaines choses mieux qu’eux. On a un beau groupe », a fait savoir Labelle, en rappelant qu’il est en mission. 

« On est capable de partager une salle et de passer du bon temps ensemble, mais à ce niveau de ma carrière, c’est chacun pour soi ensuite sur le terrain. J’aurais beau bien m’entendre avec tout le monde, mais si je ne fais pas l’équipe, je n’irai pas bien loin avec mes nouveaux amis. »