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Pénurie de main d’œuvre: les camions de rue de Québec cherchent des employés

Plusieurs doivent fermer certains jours ou réduire leurs heures d’opération par manque de personnel

Quebec
Photo Stevens Leblanc Nicolas Lavigne a un camion stationné à Fossambault-sur-le-Lac, pour toute la saison estivale, en plus d’être fréquemment au quai des Cageux et au Domaine Maizerets.

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Les propriétaires de camions de bouffe de rue sont, eux aussi, aux prises avec un manque de main-d’œuvre, alors que leur popularité connaît une forte croissance. 

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« C’est complètement fou », témoigne le propriétaire du Côtes-à-côtes Resto Grill, Nicolas Lavigne, qui possède également une flotte de quatre camions de rue. 

Son attrait le plus populaire, le camion à domicile, est particulièrement demandé. 

Durant certaines périodes, alors que les restaurants n’étaient pas encore ouverts, il pouvait faire jusqu’à 25 événements privés par semaine. 

« J’avais rarement fait plus que 18 événements par semaine, c’est incroyable », fait-il savoir. 

Selon l’homme d’affaires, la popularité des camions de rue a réellement explosé avec l’allègement des mesures sanitaires, et même plus qu’avant « l’ère COVID ». 

Il constate d’ailleurs une augmentation de ses ventes de 35 % en comparaison avec 2019.

Bien qu’il ait une grande équipe d’employés autour de lui, l’entrepreneur doit parfois fermer les camions de rue pour ne pas surmener son personnel.

« Pour le moment, mon équipe en food trucks compte une douzaine de personnes. Il m’en faudrait au moins 15 ou 20 pour répondre à la demande », explique-t-il.

À la recherche d’employés

Fraîchement débarqué dans le monde de l’événementiel, le propriétaire de Food Trucks St-Apo, un parc privé accueillant des camions de rue à Saint-Apollinaire, sur la Rive-Sud, a rapidement constaté que le manque de main-d’œuvre est criant dans ce milieu. 

« J’ai contacté près de 200 propriétaires de camions et ceux qui ne pouvaient pas opérer cette année, c’était en raison du manque d’employés », indique Michael Roy, qui œuvrait auparavant dans l’informatique.

Nouvellement propriétaire de Fabriqu’O Saveurs, un camion à desserts, Marie-Ève M. Côté s’est installée sur le terrain de Michael Roy pour sa première année dans l’univers de la cuisine de rue. 

Si l’entrepreneure et sa collègue réussissent à s’en tirer à deux, Marie-Ève M. Côté observe que ce n’est pas le cas partout. 

« Parfois, j’allais donner un coup de main dans les autres food trucks, je faisais la caisse en attendant que mon rush commence », témoigne la femme. 

Le camion Fabriqu’O Saveurs se trouve maintenant sur le site du Mont-Sainte-Anne.

Les copropriétaires du Resto Bar Le Cube, Danny Thériault et Marie-Pierre Fournier-Daigle, qui possèdent également les camions Chien Sossis et L’Affamé, doivent également composer avec cette problématique.

« On a deux camions et il y a des journées où on ne peut pas ouvrir parce qu’on n’a pas de main-d’œuvre », explique M. Thériault. 

Le Chien Sossis se trouve sur le terrain de Food Trucks St-Apo, à certains moments. 

LE PORTRAIT À QUÉBEC  

La Ville de Québec a lancé un projet pilote sur la cuisine de rue en 2017. Les permis autorisant les propriétaires de camions de rue à s’installer sur certains domaines publics du territoire de la Ville de Québec sont en baisse depuis. Les entrepreneurs préfèrent largement les sites et événements privés.

Camions de rue sur le domaine public  

  • 2017 (projet pilote) : 6  
  • 2018 (projet pilote) : 3  
  • 2019 : 3-4  
  • 2020 : 3  
  • 2021 : 3 (jusqu’à maintenant)    

Source : Ville de Québec

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