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Katerine Savard quitte Tokyo l’âme en paix

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Photo d'archives, Agence QMI Toute souriante, Katerine Savard sur le plateau de tournage du film Nadia Butterfly à la piscine olympique en août

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TOKYO | La nageuse Katerine Savard n’avait qu’un seul objectif en tête en débarquant à Tokyo pour ses troisièmes et derniers Jeux olympiques.

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« Quand je suis partie de la maison, la seule chose que j’avais en tête est que je voulais être fière de mes Jeux, raconte celle qui a complété son parcours en sol japonais en nageant le papillon des préliminaires du relais mixte 4X100m QN. Je pense que je peux dire : mission accomplie. J’ai réussi mon meilleur temps à vie pour me qualifier pour la demi-finale du 100m papillon. Il s’agissait de mon meilleur chrono depuis 2014 et d’un temps qui se situait dans mon top 5 en carrière. »

Heureuse malgré tout

Savard dit avoir pleinement apprécié son expérience malgré les contraintes reliées à la pandémie. 

« Il y a un an, je ne pensais pas participer aux Jeux et je me compte chanceuse d’être ici. Ma seule déception est de ne pas avoir pu rester une semaine de plus et assister à d’autres compétitions tout en découvrant la culture locale. Les voyages, c’est ma vie, et j’ai eu la chance de visiter 50 pays. »

Trois Jeux différents

Au-delà des considérations de santé publique, est-ce que les Jeux de Tokyo ont été différents de ceux de Rio et de Londres ? « À Londres, en 2012, je n’avais que 18 ans et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. En 2016, à Rio, j’ai vécu énormément de surprises. Je ne pensais pas me retrouver au relais 4X200m libre. À Tokyo, ce ne fut pas facile de m’y rendre et c’est le parcours dont je suis le plus fière. »

« Je me dois d’être fière d’avoir participé à trois Jeux. Il devient parfois difficile de réaliser tout ce que j’ai accompli », ajoute-t-elle.

Savard s’est pointée dans la capitale nippone dans un meilleur état d’esprit qu’à Rio. « J’étais mieux mentalement, plus zen, raconte-t-elle. Je suis déçue de notre position (4e) au 4X200m libre, mais pas de notre performance. On ne pouvait pas faire mieux. On pensait que les Australiennes allaient gagner, mais les Chinoises ont été meilleures qu’on croyait. Elles sont sur une lancée. »

Ligue professionnelle

À son retour au Québec, Savard s’accordera quelques jours de repos avant de reprendre l’entraînement en compagnie de Mary-Sophie Harvey avant son départ à Naples, en Italie, en prévision de la première étape de la ISL (International Swimming League), qui en est à sa troisième année d’existence.

« Je n’étais plus sur le radar, mais mes performances aux essais olympiques m’ont ouvert des portes, souligne-t-elle. J’ai été repêchée par les Condors de Californie, l’équipe championne en titre. Quelques équipes m’ont approchée. Ça semble attrayant et je veux le faire une fois. Mary-Sophie, qui sera de retour avec l’Energy Standard, m’a bien vendu l’expérience pour l’avoir vécue pendant deux ans. »

Savard pourrait-elle se laisser tenter par l’idée de prolonger sa carrière jusqu’aux Jeux de 2024 à Paris ? « C’est très loin, 2024, et je ne veux pas me prononcer parce que ça crée de l’angoisse. Ça va aussi dépendre de mes performances dans l’ISL. Je viens de connaître l’une de mes meilleures années d’entraînement, je suis dans un très bon état d’esprit et je veux simplement en profiter et avoir du plaisir. » 

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