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Basketball: le rêve d’une vie pour Maripier Malo

L’arbitre côtoie les vedettes de la NBA

Mariepier Malo
Photo courtoisie Arbitre aux matchs de basketball aux Jeux de Tokyo, Mariepier Malo déborde d’enthousiasme.

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TOKYO | Après une belle carrière dans la NCAA, Mariepier Malo a vu les portes d’une carrière internationale s’ouvrir devant elle. Sa détermination et son labeur lui ont permis de réaliser son rêve de petite fille, soit celui de participer aux Jeux olympiques.

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À Tokyo, Malo voit de l’action dans les tournois féminin et masculin de basketball. Un total de 30 arbitres, dont seulement cinq femmes, ont été sélectionnés. Malo a fait deux parties dans le tableau féminin et était en poste pour la rencontre États-Unis-République tchèque (samedi matin au Québec).

« C’est impressionnant parce qu’il y a plusieurs joueurs de la NBA et des gars qui jouent pros en Europe, mais il n’y a pas d’idolâtrie, assure-t-elle. Il y a deux ans, j’avais fait un match Canada-Nigéria à Toronto. Il y a peu de femmes qui arbitrent du basket masculin, mais la FIBA souhaite offrir des opportunités égales. »

Son parcours universitaire terminé avec les Bonnies de St. Bonaventure, près de Buffalo, Malo est rentrée à Montréal pour commencer la « vraie vie » en 2008, après avoir reçu son diplôme. 

« Quand j’ai commencé à arbitrer, je voulais rester dans le sport et garder la forme, raconte-t-elle. Je me souviens de ma première formation dans un petit gymnase de Montréal. Je ne connaissais pas la voie internationale. J’ai rapidement été identifiée comme un espoir et un nouveau monde s’est ouvert à moi. »

Progression rapide

Malo a rapidement gravi les échelons et elle a été invitée à officier lors du tournoi des qualifications olympiques en prévision des Jeux de Rio, en 2016. « J’ai par la suite participé au championnat mondial senior féminin en 2018. Ce fut une expérience incroyable. Et j’ai eu droit à mon dernier test en février 2020 à l’occasion des qualifications pour Tokyo. »

« Les Jeux olympiques, ce n’est pas une fin en soi, d’ajouter Malo, mais il s’agit d’une belle grande étape. »

Rêve olympique

Malo a longtemps rêvé de participer aux Olympiques. « Après avoir longtemps idéalisé le plus haut niveau, mon rêve de petite fille s’est réalisé, raconte-t-elle. J’y allais une étape à la fois en me fixant de petits objectifs. Mon rêve ultime était de me joindre à l’équipe nationale et d’évoluer chez les pros en Europe », ajoute celle qui a participé à l’Universiade de 2007, en Thaïlande.

Pour avoir joué longtemps, la responsable du programme de basketball des Aigles de Jean-Eudes et enseignante en éducation physique estime que les efforts sont aussi importants pour atteindre le plus haut niveau comme arbitre. « Ça prend autant de travail et de détermination. Tu dois performer sous pression. Je suis l’exemple parfait que si tu travailles fort et tu le fais pour les bonnes raisons autant comme athlète que comme arbitre, quelqu’un va te voir. »

Modèle

À 11 ans, quand elle étudiait à l’Académie Michèle-Provost, l’ancienne porte-couleurs des Nomades de Montmorency a connu France St-Louis, sa prof d’éducation physique et entraîneuse au hockey. « Parce que j’avais peu d’exemples de femmes qui avaient atteint les Jeux, les succès de France m’ont donné confiance. Elle avait dit à ma mère qu’elle avait hâte que je sois au secondaire parce que j’allais être bonne au basketball et que j’allais réussir à un haut niveau plus tard. C’était très impressionnant. »

Quinze plus tard, elle a eu la chance de croiser son ancienne professeure. « J’étais contente de lui dire qu’elle avait un impact important sur moi. Tant mieux si je peux faire la même chose pour les plus jeunes et leur servir d’inspiration. »