/sports/football
Navigation

Dans la «Mecque du football»: JJ Molson tente de faire sa place avec les Packers

JJ Molson se sent déjà attaché à l’organisation des Packers après avoir passé les derniers mois avec l’équipe.
Photo courtoisie JJ Molson se sent déjà attaché à l’organisation des Packers après avoir passé les derniers mois avec l’équipe.

Coup d'oeil sur cet article

Combien de personnes peuvent prétendre avoir la chair de poule sur la route lorsqu’elles aperçoivent leur bureau ? Depuis que JJ Molson s’est joint aux Packers de Green Bay en décembre dernier, le botteur montréalais assure que chaque fois qu’il passe devant le mythique Lambeau Field, il est envahi de frissons.

• À lire aussi - Patriots: Cam Newton ne s’inquiète pas de la compétition

• À lire aussi: L’ère Carson Wentz à Indianapolis s’amorce... du mauvais pied

Le petit-fils de John David Molson, qui a été propriétaire du Canadien de 1964 à 1971, a terminé son passage universitaire à UCLA en 2019. 

La saison dernière, en novembre, il avait d’abord obtenu une brève audition avec les Chargers, dont le botteur avait été atteint de la COVID. 

Les Packers l’ont ensuite embauché dans l’équipe de réserve et le voilà donc à son premier camp d’entraînement professionnel au sein d’une organisation qui jouit d’une riche tradition.

« En termes de hockey, c’est comme se retrouver au Centre Bell. Avec toute l’histoire qu’il y a à Green Bay, c’est la Mecque du football », a-t-il illustré en entrevue avec Le Journal. 

« Le support des partisans ici est incroyable. La ville est petite et on voit des signes des Packers partout. Juste le fait de voir le stade, ça fait dresser le poil. Tu n’as pas le choix de ressentir et d’apprécier tout ce qui s’est passé ici au fil du temps et l’amour de la ville pour le football. »

Derrière un grand botteur

L’ancien du Collège John Abbott ne se fait pas d’idées de grandeur. Il sait pertinemment que le botteur de l’équipe, Mason Crosby, est pour l’instant indélogeable. Il a beau avoir 36 ans, il vient de connaître deux excellentes saisons.

« Je vis dans la réalité. Mason est l’un des meilleurs botteurs de l’histoire. Il ne faut pas que je voie le camp comme une compétition contre lui, mais plutôt contre moi-même », a-t-il confié, réaliste. 

N’empêche qu’au cours des matchs préparatoires, Molson pourrait se faire remarquer par une autre équipe ou convaincre les Packers de le garder dans l’équipe de réserve.

« Je dois m’entraîner au meilleur de mes capacités et quand viendront les matchs préparatoires, j’espère avoir l’occasion de mettre le pied sur un terrain de la NFL pour la première fois. 

«L’équipe de réserve serait une excellente occasion pour moi de rester avec l’équipe et de continuer d’apprendre. Si par malheur il arrivait une blessure à Mason en cours de route, je suis familier avec l’équipe et je serais prêt», a-t-il expliqué.

Prêt à jouer

Molson, qui était devenu en février 2020 le troisième Québécois de l’histoire à recevoir une invitation au «Combine» de la NFL, se sent à sa place dans le gros circuit.

«À pareille date l’an passé, j’étais à la maison à m’entraîner. Je me retrouve cette fois dans un camp d’entraînement et je le vis avec gratitude. J’ai été vraiment dédié à mon travail durant la saison morte et ma passion pour le football ne fait que grandir. Je me vois comme un botteur qui peut être partant dans cette ligue», croit-il. 

Tous derrière Rodgers  

L’interminable feuilleton qui a opposé sur la place publique le quart-arrière étoile des Packers, Aaron Rodgers, à son organisation continuera certainement d’animer les débats durant la saison, même s’il a rejoint l’équipe au camp d’entraînement. 

Rodgers souhaite être consulté davantage dans les décisions concernant le personnel et aurait souhaité que l’équipe restructure son contrat de façon que les deux clans soient liés après la saison à venir.

Voilà une discussion qui devrait sans cesse revenir à l’ordre du jour. Aux yeux de JJ Molson, tout ce branle-bas ne deviendra toutefois pas une distraction pour l’équipe.

« Je ne porte pas beaucoup d’attention à ce qui se dit dans les médias. Aaron Rodgers est le leader de cette équipe et tout le monde l’aime dans le vestiaire. Il est de retour et c’est une excellente nouvelle », a-t-il tranché.

C’est peut-être cliché, mais le Montréalais est d’avis que les joueurs ont bien trop de chats à fouetter pour se soucier de l’avenir avant le temps.

« Les joueurs sont seulement concentrés à bâtir une bonne chimie d’équipe et à s’entraîner tous les jours. Cette histoire ne sera pas une distraction », a-t-il insisté.

Un bon mentor

Qu’il reste à Green Bay ou non au terme du camp d’entraînement, Molson se réjouit de côtoyer Rodgers, mais aussi un botteur dont il peut s’inspirer en Mason Crosby.

« Je peux voir comment il se comporte sur le terrain et en dehors. Il est tout à l’image de ce que devrait être un joueur des Packers par son implication dans la communauté. » 

Molson n’est par ailleurs pas le seul Montréalais dans le vestiaire des Packers, lui qui apprécie la compagnie de Gordon « Red » Batty, qui en sera à sa 28e saison comme responsable de l’équipement.

« C’est le meilleur, une légende dans notre vestiaire ! Il s’occupe de tout le monde et il est très passionné. Red est unique en son genre », s’est esclaffé le botteur.

À VOIR AUSSI

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.