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Le courage d’une gymnaste inspire le monde du sport

La grande Simone Biles s’est retirée pour le bien de sa santé mentale

Le courage d’une gymnaste inspire le monde du sport
AFP

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La grande gymnaste américaine Simone Biles fait évoluer les mentalités dans le monde très conservateur du sport en se retirant des Jeux olympiques pour préserver sa santé mentale, croient des psychologues sportifs.

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« C’est un geste de courage. Ça fait bouger les choses, c’est certain », assure Jonathan Lelièvre, qui travaille avec plusieurs sportifs de haut rang.

Ces derniers tendent trop souvent à compétitionner même quand ils se sentent au bout du rouleau, regrette M. Lelièvre.

Mais Simone Biles, la gymnaste la plus médaillée de l’histoire de son sport, en a décidé autrement en annonçant vendredi qu’elle ne sera pas des finales de dimanche, quelques jours après avoir déclaré forfait également pour le concours général.

L’athlète de 24 ans avait alors dit vouloir préserver sa santé psychologique, ajoutant souffrir d’un problème d’équilibre.

« Ces problèmes d’équilibre arrivent souvent dans les sports artistiques. Tu n’arrives plus à te laisser aller, tu réfléchis trop à chaque mouvement. Est-ce que c’est lié au stress ? Probablement », explique le psychologue sportif Bruno Ouellette.

Encore du travail à faire

M. Ouellette voit dans le cas de Simone Biles le signe que les choses sont peut-être en train de changer, mais il rappelle qu’il reste énormément de travail à faire quand on parle de santé mentale dans le sport professionnel.

« C’est très tabou. Regardez Jonathan Drouin. On n’a jamais voulu dire clairement que c’était à cause de ça », glisse-t-il en parlant du numéro 92 du Canadien. 

L’attaquant a manqué une partie de la saison pour des « raisons personnelles ».

La joueuse de tennis Naomi Osaka a quant à elle opté pour la transparence en juin, lorsqu’elle s’est retirée du prestigieux tournoi de Roland-Garros en confiant souffrir d’anxiété. 

L’étoile montante du tennis féminin avait alors aussi révélé avoir déjà fait une dépression.

« On a beau parler de bien-être, c’est tellement extrême le sport de haut niveau que tu ne peux réussir en ayant un mode de vie équilibré. Ce n’est pas nécessairement mauvais, mais il faut que tu sois bien entouré », insiste Bruno Ouellette.

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