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[EN IMAGES] Voici 10 choses à savoir sur le patrimoine militaire de Québec

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La ville de Québec a été une ville militaire ayant hébergé — et hébergeant toujours — une garnison. Elle a même été une place de guerre ayant affronté cinq sièges: en 1629 contre les frères Kirke; en 1690 contre Phips; en 1759 contre Wolfe; en 1760 contre Lévis; en 1775 contre Arnold et Montgomery. Il n'est donc pas étonnant que partout dans le Vieux-Québec, et même hors des murs, de nombreux éléments rappellent son ancienne vocation. Voici donc un tour d'horizon de ce riche patrimoine militaire.

1) Les canons  

La Grande Batterie sur la rue des Remparts en 1898.
Photo BAnQ, Fonds Fred C. Würtele, P546,D1,P25.
La Grande Batterie sur la rue des Remparts en 1898.

Probablement que l'élément le plus représentatif du passé militaire de Québec, c'est les canons. On en retrouve aux quatre coins de la ville, et même hors des remparts. 

Lors du départ de la garnison britannique de Québec le 11 novembre 1871, la majorité des pièces d’artillerie sont retournées en Angleterre. Néanmoins, l’état-major britannique a laissé sur place de très nombreux canons. 

Il y a quelques années, Parcs Canada a fait l'inventaire de l’artillerie patrimoniale toujours en place à Québec, que ce soit sur les remparts, à la Citadelle, sur les plaines d’Abraham ou à d'autres endroits, qu’elle soit publique ou privée, qu’elle soit la propriété de Parcs Canada, de la Défense nationale, de la Ville de Québec, etc. Ainsi, on découvre que le nombre de canons à Québec est impressionnant.

On compte 120 canons, 62 caronades, 24 mortiers et 12 obusiers. Et contrairement à ce que bien des gens croient, ce sont tous des canons originaux, il n’y a aucune reproduction. Parmi cette collection, on retrouve des pièces uniques comme deux canons russes. Ceux-ci ont été offerts en 1860 à l'Angleterre par la France. Il s'agissait d'un butin de guerre saisi lors de la guerre de Crimée, plus précisément lors du siège de Sébastopol. On les retrouve sur la terrasse Dufferin, près du kiosque de la Princesse Louise. On compte également trois rares canons français. 

Les canons de Québec constituent une collection exceptionnelle, in situ, et que tous peuvent admirer à satiété. Quel touriste n'a pas le goût de se faire photographier près d'un canon?

2) Les portes  

La porte Saint-Louis vue de l'extérieur, vers 1870, avec à l'avant-plan des ouvrages avancés.
Photo BAnQ, Fonds J. E. Livernois Ltée, P560,S2,D2,P300306.
La porte Saint-Louis vue de l'extérieur, vers 1870, avec à l'avant-plan des ouvrages avancés.

Pour entrer dans la ville fortifiée, les ingénieurs militaires avaient construit plusieurs portes. La majorité d'entre elles ont été reconstruites à plusieurs reprises pour en améliorer la solidité, l'efficacité et la fonctionnalité en raison de l'augmentation de la circulation. 

Constituant une ouverture dans le rempart, les portes étaient considérées comme des faiblesses du système défensif. Pour les cacher de la vue de l'ennemi et pour les renforcer, on construisait, juste devant, un ouvrage avancé qu'on appelait un ravelin. Il s'agissait d'un imposant triangle de terre ceinturé d'un mur de maçonnerie. Il n'en reste que trois à la Citadelle.

Les portes constituaient un réel obstacle à la circulation des voitures, voire à l’instauration d’un transport en commun, et à l'expansion de la ville. Dès le départ des troupes britanniques en novembre 1871, on amorce donc leur démolition. C’est le gouverneur général Dufferin qui a arrêté le massacre et qui a fait comprendre aux décideurs de l’époque que la conservation du patrimoine et le développement urbain n'étaient pas inconciliables. C’est lui qui fait reconstruire la porte Saint-Louis actuelle dans un style médiéval anachronique, mais tout de même magnifique.

Dans le rempart actuel, il y avait à l'origine cinq portes: la porte Saint-Louis construite en 1745, démolie en 1871, puis reconstruite en 1878 (porte actuelle); la porte Saint-Jean construite en 1745, démolie en 1864, aussitôt reconstruite, puis démolie à nouveau en 1897 pour permettre le passage du tramway électrique, la porte actuelle n'ayant été construite qu'en 1939; la porte du Palais, construite en 1750, démolie en 1830, puis reconstruite aussitôt, puis définitivement démolie en 1873; la porte Hope, située au sommet de la côte de la Canoterie, construite en 1786 et démolie en 1873; la porte Prescott construite en 1797, démolie en 1871, puis reconstruite en 1983 (la porte actuelle). Quant à la porte Kent, elle a été construite en 1879 à la suite de la démolition d'une poterne, c'est-à-dire un petit passage piétonnier réservé à l'usage exclusif des militaires.

3) Les poudrières  

La poudrière de l'Esplanade ceinturée de son mur de garde, rue Saint-Louis, vers 1827-1841.
Fonds Fanny Amelia Bayfield, Bibliothèque et Archives Canada
La poudrière de l'Esplanade ceinturée de son mur de garde, rue Saint-Louis, vers 1827-1841.

La ville fortifiée comptait jadis plusieurs poudrières. Comme son nom l'indique, on y conservait la poudre nécessaire à l'usage des canons et des fusils. Elles étaient construites en périphérie, près du rempart, pour ne pas être exposées aux tirs ennemis. Elles étaient également placées au pourtour de l’enceinte pour ne pas concentrer la poudre au même endroit. 

Les fortifications de Québec comptaient plusieurs poudrières, construites durant le Régime français ou sous l’administration britannique. La Citadelle compte deux poudrières: l’une française (1750), aujourd’hui un musée militaire, et l’autre britannique (1830), aujourd’hui une chapelle. On en retrouvait une au parc de l'Artillerie. Il n’en reste que des vestiges que l’on peut visiter à l'intérieur de la fonderie de l'Arsenal. Il y avait la poudrière de l’Esplanade, près de la porte Saint-Louis; aujourd’hui gérée par Parcs Canada, cette poudrière n’est malheureusement plus accessible au public. Enfin, il y avait une poudrière située à l’Hôtel-Dieu. Construite au début du XIXe siècle, elle se trouvait sur la rue des Remparts. Elle abrite aujourd’hui la chaufferie de l’hôpital. Seul un œil averti peut maintenant la reconnaître.

4) Les casernes  

La caserne des Jésuites de la rue des Jardins, 1825.
Photo BAnQ, J. Grant, P600,S5,PAQ11.
La caserne des Jésuites de la rue des Jardins, 1825.

Québec était une ville de garnison, de nombreux soldats étant stationnés entre ses murs. Jadis, leur présence était très visible, et les Québécois avaient pris l’habitude de cohabiter avec eux. À l'origine, ils logeaient chez les citoyens, mais à partir de 1749, ils étaient casernés. Tant sous le Régime français que sous le Régime britannique, il y a eu à Québec plusieurs casernes. 

En 1749, devant l'augmentation des soldats en garnison à Québec, les redoutes Dauphine et Royale (aujourd'hui le Morrin Centre), qui étaient des bâtiments de défense, sont converties en casernes. 

La même année, on débute la construction des Nouvelles-Casernes. Il s'agissait du plus long bâtiment jamais construit en Nouvelle-France. Ce magnifique édifice est actuellement en restauration. À la suite de la conquête de 1759-1760, les soldats britanniques occupent ces casernes, mais elles sont devenues trop exiguës. 

Par conséquent, en 1768, les Britanniques réquisitionnent le collège des Jésuites qu'ils convertissent en caserne: la caserne des Jésuites. Elle était située à l'emplacement actuel de l'hôtel de ville. 

En 1814, ce sont les casernes Connaught qui sont aménagées dans la gorge du bastion Saint-Louis, dans la côte de la Citadelle. Elles existent toujours aujourd'hui, bien qu'elles soient maintenant occupées par des bureaux des Forces armées canadiennes. 

Enfin, d'autres casernes existent toujours à la Citadelle. Elles sont occupées par les militaires d'un bataillon du R22R. De nos jours, les militaires se font beaucoup plus discrets qu'autrefois à l'intérieur des murs de la ville, qui demeure néanmoins une ville de garnison.

5) La redoute Dauphine  

La redoute Dauphine du parc de l'Artillerie.
Photo James Pattison Cockburn, 1829, Royal Ontario Museum
La redoute Dauphine du parc de l'Artillerie.

L'un des plus beaux et des plus étonnants bâtiments du Vieux-Québec est probablement la redoute Dauphine. Elle est située au parc de l'Artillerie. 

Sa construction s’amorce en 1712 à partir des plans de l’ingénieur Josué Dubois Berthelot de Beaucours. Elle est abandonnée dès l’année suivante, et c’est l'ingénieur Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry qui l'achève en 1747-1748. Elle est construite sur une dénivellation importante. C’est ce qui explique que sa section sud comporte deux étages, alors que celle du nord en compte quatre. À l’époque, on la décrivait comme une «tour bastionnée». En effet, il s’agissait d’une caserne de soldats qui était appuyée sur un bastion armé de batteries. Ça en faisait un bâtiment de défense autonome. 

Ce qui lui a donné sa personnalité distinctive est sans doute la présence de ses cinq imposants contreforts. Ces derniers ne sont pas d’origine. En effet, c’est en 1770 que les Britanniques constatent un mouvement du bâtiment qui semble se déplacer vers le pied de la pente sur laquelle il se trouve. C’est pourquoi ils ajoutent ces contreforts pour contrer la poussée qui s’exerce vers le bas. C’est ce qui rend cet édifice unique. 

Au fil du temps, elle aura servi de caserne, de logis d'officiers, de mess, d'entrepôt, de logement pour le surintendant de l'Arsenal du Dominion et de local de la YWCA. Par ailleurs, il s’agit du deuxième plus ancien bâtiment militaire au Canada. 

Seule la redoute du cap Diamant (1693) est plus ancienne. Celle-ci existe toujours, tout comme la redoute Jebb. Toutes les deux situées à la Citadelle, elles avaient des fonctions défensives et n'ont jamais abrité de caserne.

6) La Citadelle de Québec  

La citadelle de Québec vue depuis la rive-sud, vers 1865.
Photo Parcs Canada
La citadelle de Québec vue depuis la rive-sud, vers 1865.

La Citadelle de Québec est située à l'endroit le plus élevé de Québec. Il s'agit donc d'un point stratégique d'où on pouvait contrôler le port, la ville et la campagne environnante. C'est ce qui explique que dès le Régime français, les ingénieurs militaires voulaient construire une citadelle à cet endroit, et ce terrain avait été réservé à cette fin par les autorités dès le XVIIe siècle. C'est finalement les Britanniques qui vont la construire entre 1820 et 1831. C'est le lieutenant-colonel Elias Walker Durnford, commandant du Génie royal au Canada de 1816 à 1831, qui la conçoit.

La Citadelle constituait une enceinte fortifiée à l'intérieur même des fortifications. Ainsi, advenant la prise de la ville par un ennemi éventuel, la Citadelle aurait servi de refuge ultime, de dernier réduit pour les défenseurs. L'ensemble était donc autonome. Elle était ceinturée d'un fossé, et on y retrouvait des bastions et des courtines, comme dans une fortification, des poudrières, une armurerie, des redoutes, des casernes, des mess, une prison, un hôpital, des citernes pour accumuler l'eau des pluies et un terrain de parade. D’abord utilisée par les militaires britanniques, la Citadelle accueille la milice canadienne dès 1871 puis, en 1920, elle devient le lieu de résidence du Royal 22e Régiment.

7) Le Cavalier du Moulin    

Plan et élévation du cavalier du Moulin, 1710.
Josué Dubois Berthelot de Beaucourt, Archives nationales d'outre-mer, France
Plan et élévation du cavalier du Moulin, 1710.

Dans le Vieux-Québec, à l'extrémité de la petite rue Mont-Carmel, se trouve un endroit presque secret et peu fréquenté. Il s'agit du parc du Cavalier-du-Moulin. 

Ce parc est un vestige de la première ligne de fortification permanente de Québec. Ce rempart avait été érigé en 1693 par l’ingénieur Josué Dubois Berthelot de Beaucours pour remplacer l’enceinte de bois que le major Provost avait fait construire à la hâte en 1690 pour protéger la ville lors du siège de Phips. Une déclivité du terrain situé à l’endroit où se trouvait un moulin constituait une faiblesse dans la nouvelle ligne de défense. L’ingénieur y fait donc installer un cavalier, c’est-à-dire une élévation de terre sur laquelle il fait ériger une plateforme à canons. 

De l’intérieur du parc actuel, seulement deux caronades et le muret de pierre nous rappellent la vocation ancienne du lieu. Toutefois, lorsqu’on fait face au cavalier, au pied de son mur, près de l’endroit où on retrouvait encore récemment l'orme au boulet de la rue Saint-Louis, on comprend facilement son utilité. Le cavalier nous permet également de constater la superficie moins importante de la première fortification de Québec.

8) Les tours Martello  

Tour Martello no 3 (aujourd'hui disparue) et l’Hôpital Jeffery-Hale, août 1904.
Photo BAnQ, Fonds Fred C. Würtele, P546,D3,P31
Tour Martello no 3 (aujourd'hui disparue) et l’Hôpital Jeffery-Hale, août 1904.

En 1808, à la suite de l’invasion américaine de 1775-1776, les autorités britanniques craignent une autre invasion de nos voisins du Sud. C’est pourquoi ils renforcent le système défensif de Québec. Du côté des plaines d’Abraham, face au rempart ouest des fortifications, ils construisent des ouvrages avancés, c’est-à-dire quatre tours Martello. Il s’agissait d’ajouter un obstacle supplémentaire avant d’atteindre la ville. Si l’ennemi s’en emparait, le mur du côté de la ville était moins épais que celui faisant face à l’envahisseur. Ainsi, on aurait pu détruire les tours depuis les fortifications pour empêcher l’ennemi de s’y installer.

La tour no 1 se trouve sur les plaines d'Abraham et la deuxième est en bordure de celles-ci, sur la rue de Bernières. La tour no 3 était située dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, du côté nord du boulevard René-Lévesque Est, entre l'avenue Turnbull et la rue de Claire-Fontaine. Elle a été démolie en août 1904 pour faire place au pavillon McKenzie de l’hôpital Jeffery Hale; à cette époque, cet hôpital se situait sur le boulevard Saint-Cyrille (René-Lévesque), face au Grand Théâtre. Quant à la tour no 4, elle existe toujours aujourd'hui. Elle est située sur la rue Lavigueur, au pied de la rue Philippe-Dorval.

À la suite du départ des militaires britanniques en novembre 1871, les tours Martello auront diverses fonctions. Par exemple, la tour no 1 sera convertie en observatoire astronomique; la tour no 2 servira d'entrepôt; la tour no 4 servira de logement abritant des familles qui y résidaient. Les trois tours Martello restantes appartiennent désormais à la Commission des champs de bataille nationaux, qui y fait de l'interprétation et de l'animation historique.

9) Le Manège militaire  

Le Manège militaire de la Grande Allée peu après sa construction.
Photo MNBAQ, Louis-Prudent Vallée
Le Manège militaire de la Grande Allée peu après sa construction.

Lors du départ des troupes britanniques de Québec en 1871, le gouvernement met sur pied les premières unités de la force permanente de l’armée canadienne. Il existait bien une milice depuis le XVIIe siècle, mais c’est en 1855 qu’elle devient une réelle force d’appui aux troupes régulières. En 1883, on affecte du personnel permanent aux écoles de Milice qui doivent être dotées d’aménagements appropriés. C’est dans ce contexte que l’on construit, en 1885, le Manège militaire de la Grande Allée.

On l'érige sur les plaines d’Abraham, près de la Citadelle, où les Forces régulières sont installées. Face au bâtiment, on aménage un terrain de parade, la place George V, qui existe encore aujourd’hui. En plus de satisfaire des fins militaires, le Manège comble les besoins de la Ville de Québec qui cherche alors un lieu pour tenir des expositions. Sa vocation est ainsi élargie et les coûts sont partagés avec les autorités provinciale et municipale.

C'est l'architecte Eugène-Étienne Taché qui en dessine les plans. Il est bien connu pour avoir conçu ceux de l’Assemblée nationale. Pour le Manège militaire, il élabore un style s’inspirant des châteaux de la Loire du XVIe siècle. Il devient le précurseur d’un style typiquement canadien, le style Château. Le ministère des Travaux publics s’en inspire lors de la construction de bureaux de poste et de manèges militaires au Québec et de quatre édifices gouvernementaux à Ottawa. Par la suite, le Canadian Pacific Railway l’adopte pour la construction d’hôtels et de gares ferroviaires, contribuant ainsi à la diffusion du style partout au pays. Le Château Frontenac est probablement le plus célèbre des hôtels de ce style.

Le Manège militaire est détruit lors d'un incendie survenu le 4 avril 2008. Depuis, il a été reconstruit à l'identique.

10) Le plan-relief Duberger  

Détail du plan-relief Duberger où on aperçoit les cathédrales catholique et anglicane, la halle du marché et le collège des Jésuites.
Photo Parcs Canada, Stéphane Lamontagne
Détail du plan-relief Duberger où on aperçoit les cathédrales catholique et anglicane, la halle du marché et le collège des Jésuites.

Lorsque les ingénieurs militaires en poste à Québec voulaient apporter des modifications ou des améliorations au système défensif de la ville, ils devaient obtenir les fonds nécessaires. Il fallait donc convaincre les autorités militaires de la métropole du bien-fondé de leur projet. Lorsque ces décideurs se trouvaient à des milliers de kilomètres de Québec, ce n'était pas chose facile. Pour permettre de bien leur faire comprendre le contexte géographique, topographique et stratégique de la ville, plutôt que d'accompagner leur demande uniquement de plans, ils fabriquaient une maquette en trois dimensions, un plan-relief. Leur pouvoir de persuasion était beaucoup plus efficace.

Sous le Régime français, l'ingénieur Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry a préparé un plan-relief de la ville. Il a malheureusement été détruit. Toutefois, entre 1806 et 1808, John By et Jean-Baptiste Duberger ont élaboré et construit un plan-relief de Québec. Son échelle de 1/300 a permis d'y représenter beaucoup de détails. On y voit non seulement les structures militaires, mais également toutes les constructions civiles. À l'origine, il englobait une partie des plaines d'Abraham, aussi loin que l'actuelle avenue De Bougainville. 

En 1810, l’ouvrage est démonté, puis envoyé en Angleterre. Vers 1860, alors qu’il est exposé au Royal Artillery Museum de Woolwich, on le juge trop encombrant et on en démolit plus de la moitié. En 1908, ce qui reste du plan-relief de Québec est de retour au Canada, à Ottawa. Il est rapatrié à Québec en 1981. Il est actuellement exposé au parc de l’Artillerie de Parcs Canada. Le regarder, c’est faire une incursion incroyable au cœur de la ville de Québec de 1806-1808.

Jean-François Caron, historien, Société historique de Québec  

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