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Le meilleur reste à venir pour les nageuses canadiennes

Les nageuses canadiennes estiment qu’il n’y a pas de limite à leur potentiel

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Photo REUTERS Kylie Masse, Sydney Pickrem, Maggie Mac Neil et Penny Oleksiak posent avec leur médaille de bronze obtenue au relais 4 x 100 m quatre nages.

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À ce jour, les dames de l’équipe canadienne de natation ont été la sensation du pays aux Jeux de Tokyo, avec une récolte prolifique de six médailles. Les compétitions sont terminées dans leur discipline, mais déjà, elles salivent à l’idée de récidiver.

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Le total de six podiums a égalé la marque établie aux Jeux de Rio en 2016 et, au dire des Canadiennes, il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg.

« Il n’y a pas de limite pour nous. Il y a tellement de talent dans notre équipe. C’est super excitant de voir à quel point tout le monde progresse rapidement. Chaque fille a le potentiel de devenir encore plus rapide », a souligné dimanche Penny Oleksiak, la nageuse la plus en vue au pays, lors d’une visioconférence.

« Je pense qu’il y a quelques années, personne n’aurait pu prédire que nous en serions là. J’ai hâte de voir qui se démarquera dans les prochaines années », a-t-elle ajouté.

Pour Natation Canada, difficile de ne pas être optimiste en vue des Jeux olympiques de Paris en 2024. Les quatre nageuses qui ont décroché le bronze au relais 4 x 100 m quatre nages sont toutes au début de la vingtaine. Oleksiak, la nouvelle reine olympique au pays, n’a que 21 ans.

Une jeune relève

La relève pousse aussi avec des athlètes telles que Summer McIntosh, 14 ans, qui a raté le podium de peu avec une quatrième place au 400 m libre. Si l’on inclut les hommes, pas moins de 16 membres de la délégation de l’unifolié en étaient à leur première présence aux Jeux.

Même si les dames en natation ne se sont pas approchées des récoltes monstrueuses des États-Unis (18 médailles féminines) ou de l’Australie (12 médailles féminines), elles croient que les prochaines années leur permettront de s’imposer plus que jamais.

« Je pense honnêtement que nous avons la meilleure équipe au monde et que ce n’est que le début pour nous », a lancé Oleksiak sans détour. 

« On a même une fille de 14 ans dans l’équipe ! J’ai hâte de voir combien de médailles Natation Canada récoltera pour le pays lors des prochains Jeux », a-t-elle continué.

Une finale en force

Les Canadiennes ont conclu leur séjour olympique à Tokyo de brillante façon avec le bronze au relais 4 x 100 m quatre nages. 

Oleksiak, Kylie Masse, Sydney Pickrem et Maggie Mac Neil étaient visiblement émotives après cette dernière épreuve féminine de natation. Bras dessus, bras dessous, elles ont montré une belle symbiose.

« Nous avons ressenti toutes sortes d’émotions à la fin d’une semaine folle. Le fait de terminer les neuf jours de compétition sur le podium avec mes meilleures amies représente quelque chose de très spécial », a confié Masse lors d’une visioconférence durant laquelle les jeunes dames rayonnaient toujours de leurs exploits.

« La natation est perçue comme un sport individuel et en quelque sorte c’est vrai, mais c’est tellement un effort d’équipe », a pour sa part mentionné Pickrem.

« On travaille toutes ensemble et on se pousse pour être les meilleures. Individuellement, ce serait difficile d’y arriver mais c’est encourageant de travailler quand tu vois tous les efforts que les autres filles mettent au quotidien. Tu n’as pas le choix d’être en confiance avec de telles coéquipières. »  

De grandes attentes pour Penny Oleksiak 

Penny Oleksiak vient à peine de devenir la reine des Jeux au pays avec sept médailles olympiques en carrière que déjà, les prochains exploits à sa portée font jaser.

Le temps est assurément à la célébration pour la nageuse torontoise, quelques heures après qu’elle soit devenue l’athlète la plus décorée de l’histoire des Jeux au Canada. 

Elle a toutefois tôt fait de réaliser que les attentes ne cesseront de grandir à son endroit quand un journaliste lui a demandé dimanche en visioconférence si elle songeait déjà à atteindre le plateau des 10 médailles lors des prochains Jeux, dans trois ans, à Paris.

« Je viens juste d’avoir ma septième médaille. Pour l’instant, ça me va très bien ! Je ne pense pas déjà à atteindre le plateau des 10 médailles. Peut-être que j’y penserai dans un an ou deux », a soufflé Oleksiak, qui n’a manifestement pas de répit quant aux attentes à son endroit. 

« Les compétitions m’ont demandé beaucoup. C’était neuf jours très intenses et il fallait qu’on reste concentrées jusqu’à la fin des épreuves de natation », a enchaîné celle qui n’avait pas caché qu’elle ressentait de la fatigue après sa quatrième place au 100 m libre, deux jours avant le relais 4 x 100 m quatre nages.

Comme une enfant

Après ses performances inspirantes à Rio et à Tokyo, Oleksiak est devenue le visage de la natation au pays. Si bien que plusieurs jeunes nageuses en devenir s’en servent comme modèle, un rôle que la principale intéressée ne se sent pas prête à endosser.

« J’aime savoir que des enfants s’inspirent de moi, mais personnellement, je me sens encore comme une enfant », a-t-elle rappelé en riant, dans toute sa candeur. 

« Je ne me vois pas nécessairement comme une inspiration pour les jeunes. Je trouve quand même ça cool de recevoir des messages de parents qui me disent que leur fille aime nager grâce à moi. J’essaie juste d’être une bonne personne et une bonne athlète. »