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Plongeon aux Jeux de Tokyo: Jennifer Abel rate la cible

Une erreur sur le tremplin de trois mètres l’a fait glisser au 9e rang

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Photo REUTERS

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Un troisième plongeon complètement raté a ruiné les chances de Jennifer Abel de monter sur le podium au tremplin de trois mètres à sa dernière compétition olympique en carrière.

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Abel n’a amassé que 39 points à son troisième plongeon et elle a glissé en 9e place. Les espoirs de médaille s’envolaient en fumée pour la plongeuse de 29 ans, qui avait terminé 3e lors des demi-finales.

« Ce plongeon m’a hantée toute ma vie, a-t-elle résumé. Ce plongeon est ma bête noire. J’ai eu un de mes meilleurs départs en carrière. J’ai trop analysé au lieu de me laisser aller. Même si je savais que j’aurais besoin d’un miracle pour monter sur le podium, je suis contente parce que j’aurais pu abandonner en sachant que mes chances de médailles étaient terminées, mais j’ai bien fait à mes 4e et 5e plongeons. »

Bilan positif

Abel trace un bilan positif de sa compétition à l’épreuve solo, mais une erreur majeure a tout fait basculer. 

« J’ai été super stable pendant les trois jours, mais j’ai raté un plongeon et commis une grande erreur en finale, a expliqué la médaillée d’argent au 3 m synchronisé en compagnie de Mélissa Citrini-Beaulieu. Ça peut paraître bizarre, mais je suis contente de ma préparation pour Tokyo. J’étais prête mentalement et physiquement. Je suis très proche de mes émotions et j’ai plongé avec mon cœur. » 

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Photo AFP

« Je sors la tête haute, plus haute qu’à Rio, où j’étais gênée de ma quatrième place, de poursuivre Abel. Dans le passé, il n’aurait pas été possible que je sois contente sans gagner une médaille. Depuis 2017, je travaille cet aspect et je suis maintenant capable de voir l’ensemble de ma carrière et pas seulement les Jeux olympiques. »

Abel était animée par des émotions très différentes. 

« Je ressens plus de joie et de satisfaction que de déception, a-t-elle affirmé. À mon troisième plongeon, je ressentais de la nervosité, mais j’aimerais qu’on me présente un triple médaillé olympique qui n’est pas nerveux avant une compétition. Nous sommes des humains. »

Indécise sur son avenir

Si Abel a certainement disputé ses derniers Jeux olympiques, elle ne ferme pas la porte à poursuivre sa carrière. « Parce que j’ai terminé dans le top 8, je suis qualifiée pour la Série mondiale qui aura lieu cet automne, a-t-elle indiqué. C’est encore frais et je ne prends pas une décision immédiatement. Je suis partie de la maison depuis six semaines, ce que je n’ai jamais fait auparavant. J’ai hâte de me retrouver dans mes affaires. »  

Les Chinoises Shi Tingmao et Han Wang ont remporté l’or et l’argent avec respectivement 383,50 et 348,75 points. L’Américaine Krystal Palmer a complété le podium avec 343,75 points. De son côté, Abel a terminé sa journée de travail avec 297,45 points. 

Le dernier plongeon de Jennifer    

Mitch Geller est convaincu que Jennifer Abel a effectué son dernier plongeon et il a salué sa contribution importante au développement des programmes de Plongeon Canada.

« Jenn a connu une carrière prolifique, elle est respectée partout dans le monde et possède de grandes qualités athlétiques, a souligné le directeur de la haute performance à Plongeon Canada. Comme Alexandre Despatie et Émilie Heymans avant elle, Jennifer a inspiré les plus jeunes qui la voyaient revenir au pays avec ses médailles dans le cou. Une partie de la crédibilité de nos programmes lui revient. »

En finale, Geller a vu une Abel différente de celle de la demi-finale. « Après son premier plongeon, je la trouvais plus prudente et moins confiante, a-t-il expliqué. Elle se retenait. En demi-finale, l’enjeu était seulement de se qualifier pour la finale et elle était plus confortable. »

« Je pensais qu’elle était de retour sur la bonne voie après son deuxième plongeon, d’ajouter Geller. Je pensais que ce deuxième plongeon aurait dû lui valoir plus de points. »

Letroisième plongeon

Le directeur de la haute performance à Plongeon Canada était persuadé que tout allait se jouer au troisième plongeon. « C’était le plongeon critique, a-t-il affirmé. Dans les deux premières rondes, elle a fait des plongeons respectables, mais la troisième fois n’a pas fonctionné. Elle a des difficultés avec ce plongeon depuis longtemps. »

Geller estime que tout s’est joué à ce moment. « Ce plongeon a changé toute la dynamique de la compétition, a-t-il mentionné. Si elle le réussissait, elle demeurait dans la course et pouvait se donner un coussin. J’ai retenu mon souffle avant qu’elle s’élance du tremplin. »

Que fera l’athlète de 29 ans à son retour au pays ? « Je crois que Jennifer va regarder pour ce qui s’en vient après sa carrière d’athlète, a-t-il raconté. Pour ce dernier plongeon, elle en a effectué un gros avec un haut degré de difficulté, un plongeon que peu de femmes tentent. »

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