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Bergevin: attendre l’occasion

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Doit-il quitter le marché des joueurs autonomes ? Pour ce qu’il en reste, c’est fortement à considérer.  

Marc Bergevin désire ajouter de l’équilibre à la ligne de centre. N’aimerait-il pas dresser un plan « B » tout juste au cas où Jesperi Kotkaniemi ne produirait pas comme prévu ?

Également, ne recherche-t-il pas un joueur de centre hautement qualifié parce que les meilleures équipes de la division Atlantique n’ont pas trop de soucis à cette position ? Et le Canadien, présentement, confiera cette position stratégique à trois jeunes joueurs : Nick Suzuki, Kotkaniemi et Jake Evans. Rassurant pour l’avenir, direz-vous ? Peut-être. Mais, pour la prochaine saison, a-t-on la certitude que ça va bien tourner pour KK et pour Evans ?

Un pensez-y-bien.

Je vous précisais que le marché des joueurs ne répond pas aux exigences du Canadien. Pour un an, le vétéran David Krejci aurait pu être une solution pratique, sauf qu’il poursuivra sa carrière chez lui, en République tchèque.

Pour dénicher du renfort à cette position, Bergevin devra découvrir un homologue désireux lui aussi d’apporter des changements dans le but d’amenuiser sa masse salariale. 

C’est le défi qui attend le directeur général du Canadien.

Tombés sur la tête

Est-on tombé sur la tête au New Jersey ? Dougie Hamilton est un défenseur de bon calibre. Mais appartient-il à la catégorie des meilleurs arrières de la ligue ? Peut-on le comparer à Victor Hedman, à Cale Makar, à Charlie McAvoy, à Jaccob Slavin, à Adam Fox, à Alex Pietrangelo, à Seth Jones, à Roman Josi ?

Dougie Hamilton vient d’arracher 63 M$ aux Devils du New Jersey.
Photo d’archives
Dougie Hamilton vient d’arracher 63 M$ aux Devils du New Jersey.

Miro Heiskanen vient de signer une entente de 8,450 M$ avec les Stars. Heiskanen ou Hamilton ? Si vous cherchez un défenseur capable de s’illustrer autant sur les plans de l’attaque que de la défense, Heiskanen est le choix logique.

On vient de consentir un contrat de 9 M$ à Hamilton. C’est à n’y rien comprendre. Il en est à sa quatrième équipe. Dans le cas de Zach Werenski (9,5 M$), les Blue Jackets de Columbus devaient prendre une décision pour stopper l’exode des joueurs de premier plan vers une autre ville.

La confiance

Le propriétaire Bill Foley, des Golden Knights de Vegas, avait promis à Marc-André Fleury qu’il ne serait jamais échangé. Son agent, Allan Walsh, avait exigé une clause de non-échange, refusée par les décideurs de l’équipe, mais Fleury a fait confiance au propriétaire.

À Chicago, destination de son échange, il a pris toutes les informations pour savoir s’il pouvait faire confiance aux dirigeants des Blackhawks. Il ira à Chicago si l’on ne l’échange pas au cours de la saison, puisqu’il sera un gardien convoité à la date limite. Il écoule la dernière année de son contrat. On lui en a fourni la garantie.

Les mots n’ont pas encore remplacé une signature au bas d’une entente. Fleury l’a appris au cours des derniers jours. Il aurait dû se méfier de Peter DeBoer, qui, manifestement, préfère Robin Lehner, un gardien échangé par les Blackhawks à la date limite des transactions.

L’état-major des Blackhawks a convaincu le vétéran gardien de sa sincérité et que son leadership et l’impact qu’il exerce dans un vestiaire sont des éléments essentiels pour que l’organisation progresse au cours des prochains mois.  

Eichel : le temps presse

Le temps passe et Kevyn Adams, le directeur général des Sabres de Buffalo, n’a toujours pas expédié son joueur étoile, Jack Eichel, dans une autre ville. 

Le temps passe et il y a de moins en moins d’équipes intéressées à poursuivre les discussions. Si les Sabres ne veulent pas payer un pourcentage important du salaire de 10 M$ de Eichel, ça compliquera les discussions.

Adams veut réaliser un coup de circuit avec les buts remplis. Mais, ça ne fonctionne pas ainsi quand un joueur de concession veut quitter l’équipe. Le directeur général, contrairement à ce qu’il peut avancer dans ses propos, ne maîtrise pas tout à fait la situation. 

Les agents de Eichel, Peter Fish et Peter Donatelli, affirment que la stratégie de Adams ne tient pas. Ils ont parfaitement raison. Est-ce à dire que Eichel sera absent du camp d’entraînement, affirmant qu’une blessure au cou l’empêche de compétitionner ? À suivre.

Sakic surpris

Joe Sakic est l’un des dg les plus rusés de la LNH. Il a fait fléchir Gabriel Landeskog. Il a attendu un an et demi avant d’échanger Matt Duchene. Il a tenté la même stratégie avec Philipp Grubauer, mais l’appât du gain du gardien a surpris Sakic. Grubauer a laissé une équipe de premier plan pour une formation de l’expansion et plus d’argent.

Comme solution de rechange, il a dû céder le défenseur Conor Timmins, joueur à l’avenir prometteur, un choix de premier tour, un choix de deuxième tour et un choix conditionnel de troisième tour aux Coyotes de l’Arizona. En retour, il a fait l’acquisition de Darcy Kuemper, qui pourra se prévaloir de son statut de joueur autonome sans compensation l’an prochain.

Kuemper ou Grubauer ? 

Je choisis Kuemper. 

Grubauer a été décevant dans la série contre les Golden Knights de Vegas.

Kane dans l’embarras

Evander Kane devra faire la preuve que les accusations de son ex-femme portées à son endroit, la semaine dernière, sont fausses. Mme Kane se demande pourquoi la Ligue nationale n’enquête pas sur un joueur qui parie sur les matchs de son équipe, qui influence le verdict final, qui parie également sur les matchs du sport qu’il pratique lui-même.

La ligue n’enquêtait pas parce qu’elle n’avait pas de renseignements crédibles. Elle avait eu vent des ennuis du joueur des Sharks de San Jose. 

On savait que de sérieux ennuis financiers l’ont obligé à déclarer faillite il y a quelques mois. Une faillite de plus de 26 M$.

La preuve

Kane dit qu’il va démontrer clairement que ce sont de fausses accusations. Il entend même prouver que ces accusations ne tiennent pas la route puisqu’il a connu l’une des meilleures saisons de sa carrière.

La LNH n’a pas d’autre choix que de faire enquête sur les révélations de l’épouse de Kane et, ensuite, de porter des conclusions.

Non seulement il s’agit d’un sujet délicat, mais c’est aussi l’intégrité du sport qui est en cause dans cette affaire.  

Il s’agit d’un premier avertissement pour les décideurs du circuit Bettman, d’autant plus qu’il compte, parmi ses partenaires, des entreprises se spécialisant dans le monde du « gambling ».  

Au fait, Kane est poursuivi par un casino de Las Vegas pour une somme de 500 000 $ non remboursée.