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Décès d'une femme au Saguenay: la rage au volant pourrait l’avoir tuée

Selon ses proches, la piétonne a été percutée dans le cadre d’une chicane qui ne l’impliquait pas

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La rage au volant pourrait expliquer le décès d'une femme de Saint-Ambroise, au Saguenay, qui a été frappée par un véhicule alors qu'elle promenait son chien. 

Jennifer Savard, 45 ans, serait une victime collatérale de rage au volant et se serait trouvée « au mauvais endroit, au mauvais moment », en plein milieu d'une querelle qui ne l'impliquait pas, selon des proches. 

Son corps a été retrouvé gisant dans le stationnement du Géant Motorisé de la petite municipalité de Saint-Ambroise, vendredi soir. On l’a transportée en centre hospitalier, où son décès a rapidement été constaté.

D’après la Sûreté du Québec (SQ), elle aurait été happée mortellement par une camionnette quand elle se promenait à pied sur la route 172. 

D’après des proches de la victime avec qui Le Journal s'est entretenu, Mme Savard promenait son chien au côté du propriétaire de son domicile quand ce dernier aurait eu une altercation avec le conducteur du véhicule.  

Le ton aurait monté entre les deux hommes dans le stationnement du commerce et le conducteur aurait voulu quitter les lieux brusquement, happant la dame au passage. 

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Au mauvais endroit 

« C’est vraiment un triste concours de circonstances », souffle péniblement Mélanie Côté, une amie de longue date de la victime.

« Elle n’était même pas impliquée dans la dispute, c’est tellement écœurant ! » peste Cathie Tremblay, la meilleure amie de Mme Savard.

Questionnée à ce sujet, la SQ a indiqué qu’elle n’était pas en mesure, pour le moment, de confirmer ces propos. 

Les enquêteurs feront le suivi en début de semaine pour déterminer s’il s’agissait d’un accident ou d’un geste délibéré, a précisé la porte-parole Béatrice Dorsainville. 

« Elle faisait partie de notre famille, je suis débâtie ben raide... Ça n’a aucun sens comment la vie est mal faite parfois », ajoute sa grande amie, Mme Tremblay.  

Un grand vide

Décrite comme un « rayon de soleil » et une « bonne vivante qui avait le cœur sur la main », Jennifer Savard laisse derrière elle sa fille d’une vingtaine d’années et sa petite fille de deux ans.  

Enseignante en soins infirmiers au CFP du Grand-Fjord, elle laissera un grand vide dans le cœur de ses élèves, qui pleurent son départ.

« Repose en paix, belle madame Jennifer. [C’est] trop triste de partir si jeune, tu as été une très bonne enseignante dévouée et très gentille », écrit Patricia Gagnon Côté sur les réseaux sociaux. 

Des amies éplorées  

Photo courtoisie

« J’ai perdu ma meilleure amie [...] c’est atroce comme douleur. »

– Cathie Tremblay, amie 

Photo courtoisie

« Elle était vraiment au mauvais endroit, au mauvais moment... »

– Mélanie Côté, amie