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Jeux de Tokyo: fin de parcours pour l'équipe masculine de volleyball

L’équipe masculine de volleyball en salle du Canada s’est encore inclinée en quart de finale face aux Russes

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Photo AFP Nicholas Hoag (au centre à gauche) est réconforté par un coéquipier après la défaite de lundi face aux Russes, un revers qui a mis fin au parcours des Canadiens à Tokyo.

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TOKYO | Les volleyeurs canadiens n’ont pas été en mesure de savourer leur revanche face aux Russes.

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Dans un scénario identique à celui des Jeux olympiques de Rio, en 2016, où les deux formations avaient aussi croisé le fer en quart de finale, le Canada s’est incliné, lundi soir, en trois manches devant la troisième meilleure équipe au monde. 

C’est ainsi que son parcours à Tokyo s’est terminé.

En vertu de ce revers, le Canada termine les Jeux au cinquième rang, comme à Rio. 

Après la quatrième place en 1984 à Los Angeles, il s’agit du meilleur résultat de l’histoire pour le pays, qui se qualifiait lors de deux Jeux consécutifs pour la première fois.

« C’est décevant parce qu’on visait le podium et je vais rejouer le match plusieurs fois dans ma tête en me demandant ce que j’aurais pu faire de plus », a mentionné l’entraîneur-chef Glenn Hoag. 

« Je suis déçu des petits détails que nous avons ratés, mais nous avons joué à un niveau que je n’aurais jamais pensé possible. Nous avons offert une meilleure performance contre les Russes qu’à Rio », a analysé le Québécois.

Pression au service

Nicholas Hoag a de son côté salué la performance de ses adversaires. 

« Je les ai rarement vus jouer comme ça, a déclaré l’attaquant-réceptionneur. Ils nous ont mis énormément de pression au service. Parce que c’était plus difficile en réception, c’était plus facile pour leurs grands joueurs de bloquer. »

« Je suis fier du groupe et de notre performance à Tokyo, de poursuivre Hoag, qui a réussi six attaques marquantes. De bonnes choses nous attendent en prévision de Paris. Nous avons progressé depuis Rio, mais toutes les équipes ont aussi élevé leur jeu d’un cran. On s’est battus jusqu’à la fin. »

Chant du cygne

Cette défaite marque aussi le dernier match de l’entraîneur aux Olympiques. 

Membre de l’équipe canadienne comme joueur en 1984, Glenn Hoag a relancé le programme qui battait sérieusement de l’aile et lui a permis de retrouver ses lettres de noblesse.

« C’est difficile de quitter, a exprimé le natif de La Tuque, en Mauricie. Quand tu vois les gars jouer de cette façon, ça donne le goût de rester. Je vais demeurer impliqué dans un rôle qui reste à déterminer. » 

« Quand tu vois un gars comme T.J. [Sanders], qui est un des meilleurs passeurs au monde, qui n’a joué que quelques parties au cours des deux dernières années et qui n’aurait pas dû jouer à Tokyo en raison de sa blessure au dos, tu es honoré de l’avoir dirigé. Je regardais des photos de T.J., Nic et Lucas [Van Berkel] récemment avec leur face de bébé et ça va faire bizarre de les quitter. »

En prononçant ces paroles, Hoag est devenu émotif pour la première fois de l’entrevue et n’a pu réprimer quelques larmes.

Deuxième manche crève-cœur

Après un revers de 25-21 au premier set, le Canada est revenu en force en deuxième manche, poussant les joueurs du Comité olympique russe (ROC) dans leurs derniers retranchements, mais ce ne fut pas suffisant.

Les Russes ont concrétisé à leur sixième point de set pour l’emporter 30-28. Une attaque tout en puissance a scellé la victoire.

Même si le Canada n’a jamais abandonné, le ROC a complété le balayage en enlevant la troisième manche 25-22 pour assurer sa place dans le carré d’as.

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