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Fusillade meurtrière à Montréal: une montée «troublante» de la violence, dit Trudeau

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Photo AFP Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

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Le premier ministre Justin Trudeau et les députés fédéraux du Québec déplorent l’augmentation de la fréquence des fusillades à Montréal et réclament l’arrêt de la violence par arme à feu au lendemain du triple meurtre survenu dans le quartier de Rivière-des-Prairies.

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«La fusillade d’hier et l’augmentation de la violence par arme à feu à Montréal au cours des dernières semaines sont troublantes, et ça doit cesser, a déclaré le premier ministre sur Twitter mardi après-midi. J’offre mes condoléances aux familles et aux amis des victimes. Mes pensées vous accompagnent pendant cette période difficile.»

Mario Beaulieu, député du Bloc québécois qui représente la circonscription de La Pointe-de-l’Île, s’est dit «inquiet et troublé par la montée de la violence dans RDP, après les événements d’hier».

«Mes pensées accompagnent les familles et les résidents. Nous ne cesserons de le répéter, il faut un meilleur contrôle des armes à feu [et] davantage de fonds pour la lutte au crime organisé», a-t-il ajouté dans son micromessage.

Le député conservateur Richard Martel a offert ses condoléances aux familles des victimes.

«Nous devons agir pour empêcher que de tels événements se reproduisent. Un gouvernement conservateur va rétablir les peines minimales obligatoires ainsi qu’augmenter de manière significative le financement de la sécurité frontalière pour lutter contre les gangs de rue et la contrebande d’armes à feu», a-t-il fait savoir dans un message transmis à l’Agence QMI.

Alexandre Boulerice, député du NPD, a abondé dans le même sens en suggérant que les services frontaliers devraient avoir «plus de moyens» pour stopper à la source l’importation d’armes en provenance des États-Unis.

Une réforme critiquée

«Choqué» par cette plus récente fusillade, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, a réitéré l’intention de son gouvernement de légiférer en matière d’armes à feu.

«Nous devons prendre d'autres mesures pour protéger les Québécois et tous les Canadiens contre la violence armée en renforçant le contrôle des armes à feu et en investissant dans la police et nos communautés», a-t-il écrit sur Twitter.

Dans son projet de réforme déposé plus tôt cette année, le ministre proposait d’accorder aux villes le droit de légiférer au sujet des armes de poings, le type d’arme le plus souvent utilisé dans les fusillades.

Or, le projet de loi des libéraux avait été vivement critiqué par les municipalités et les provinces. À Québec, l’Assemblée nationale a demandé d’une seule voix que ce pouvoir soit accordé aux provinces plutôt qu’aux villes, à condition qu’un financement à la hauteur soit accordé.

Justin Trudeau s’était dit «ouvert» à des modifications au projet de loi C-21, qui d’autre part créerait un programme de rachat volontaire des quelque 1500 armes à feu interdites depuis mai 2019 et imposerait de lourdes pénalités pour ceux qui obtiennent des armes à feu sur le marché noir.

Ce projet de loi pourrait toutefois tomber à l’eau advenant que les libéraux déclenchent des élections qui s’ensuivraient d’un changement de gouvernement.