/news/currentevents
Navigation

Harcèlement: radié pour avoir insulté ses collègues

Coup d'oeil sur cet article

Un orthopédiste de Montréal qui a harcelé et intimidé ses collègues à l’hôpital durant deux ans, au point où plusieurs refusaient carrément de travailler avec lui, écope d’une radiation de six mois.

« Quand je parle, tu fermes ta gueule », a notamment lancé le Dr Michel Malo à une infirmière auxiliaire.  

Chirurgien orthopédiste depuis 20 ans, le Dr Malo a reconnu sa faute devant le Conseil de discipline du Collège des médecins du Québec (CMQ) et écope de six mois de radiation, selon le jugement rendu le mois dernier.  

  • Écoutez la chronique juridique avec Nada Boumeftah, avocate en droit criminel et protection de la jeunesse sur QUB radio : 

Plainte de médecins

Ce sont neuf médecins et une infirmière auxiliaire qui ont déposé une plainte pour intimidation et harcèlement contre le chirurgien entre 2016 et 2018. 

En plus d’un vocabulaire et d’un ton « autoritaires et intimidants », le Dr Malo a proféré « des commentaires désobligeants, humiliants, insultants et parfois même menaçants », lit-on. 

Le spécialiste s’est souvent fâché contre une infirmière auxiliaire. « Tu pourrais aller travailler dans un McDonald’s, là, on n’a pas besoin de diplôme pour “flipper” des burgers », a-t-il dit.  

Le Dr Malo a aussi fait preuve de propos sexistes à l’égard d’une préposée aux bénéficiaires. « Yes, au moins un gars, là, ça va aller vite », a-t-il affirmé, après l’arrivée d’un employé masculin, devant des patients. 

Aussi, on lit que le chirurgien a été averti plusieurs fois par l’administration. Puisqu’il n’a pas changé son attitude, la direction a modifié les horaires « pour éviter tout contact entre lui et les employés victimes de ses insultes, du rabaissement et de l’intimidation. » 

Le Dr Malo a cessé d’opérer à Jean-Talon, au début 2019. 

Humiliation, crises de larmes, perte de confiance, anxiété, absentéisme : les impacts de cette attitude « harcelante » ont été nombreux sur l’organisation du travail, écrit le Conseil.