/news/politics
Navigation

Homme abattu à Repentigny: «Le racisme systémique est bien réel», dit QS

Andrés Fontecilla
Archives 24 heures / Camille Lalancette Andrés Fontecilla

Coup d'oeil sur cet article

Deux jours après le décès d’un homme de 38 ans, abattu par des policiers de Repentigny, dans Lanaudière, le député solidaire de Laurier-Dorion, Andrés Fontecilla, a dénoncé le racisme systémique au sein des corps policiers et les limites de leurs interventions. 

• À lire aussi: «J’ai appelé pour de l’aide et on a tué mon fils»

• À lire aussi: «Tirer sur une personne c’est l’alternative ultime»

• À lire aussi: Un homme abattu par la police en pleine rue à Repentigny

«Monsieur Olivier a-t-il été tué parce qu'il est noir?», a d’emblée demandé Andrés Fontecilla, dans un communiqué, mardi.

«On doit se pencher sérieusement sur ce qui ne tourne pas rond dans les corps de police. Le racisme systémique est bien réel et il est plus que temps de nous y attaquer», a-t-il déclaré.

Le décès de l’homme de 38 ans, dimanche, a également ravivé le débat sur les interventions policières auprès des personnes en détresse psychologique.

Le député de Québec solidaire estime qu’une intervention policière est incompatible avec une intervention de nature sociopsychologique.

«Je crois que le gouvernement de la CAQ, et plus particulièrement la ministre de la Sécurité publique, Mme Geneviève Guilbault, doit se pencher sérieusement sur cette tragédie évitable qui soulève tout autant l'enjeu de la militarisation des corps policiers, les questions de racisme systémique et les limites évidentes des interventions policières auprès des personnes en détresse psychologique», a ajouté M. Fontecilla.

Changer le système urge, dit la Commission des droits de la personne

Des changements systémiques dans les pratiques et les interventions policières sont nécessaires, a réitéré la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qui s’est dite ébranlée et préoccupée par le décès d'un homme noir au cours d'une intervention policière à Repentigny, dimanche matin.

Les façons d'intervenir lors des situations de détresse psychologique ou auprès de personnes ayant un problème de santé mentale doivent être révisées, a indiqué la Commission par voie de communiqué mardi. Sans s’être prononcée sur les faits de l’incident survenu dimanche vu que l’enquête du Bureau des enquêtes indépendantes est toujours en cours, la Commission a insisté sur le fait que des mesures au sein même du système d’intervention sont requises pour contrer le profilage racial.

L’organisme, qui fait enquête dans les situations de profilage racial, a ouvert 86 dossiers de profilage racial dans l'ensemble du Québec en 2020-2021. Ce nombre a presque doublé dans les deux dernières années, a-t-elle précisé dans sa missive.

La Commission avait recommandé dans son Rapport de consultation sur le profilage racial que le gouvernement et les villes financent adéquatement les services sociaux, communautaires et de santé, dans une approche fondée sur la prévention et la proximité, en vue d'abandonner les approches fondées sur la gestion pénale des problèmes sociaux.

Parallèlement, la Commission a aussi recommandé aux villes qu’elles s'inspirent d'initiatives de partenariat réussies entre la police, le réseau de la santé, des services sociaux et du milieu communautaire pour pallier au recours inapproprié de la force, en privilégiant la communication et la désescalade des conflits.

Ces mesures visent à rétablir la confiance des communautés noires, des peuples autochtones et des minorités racisées vis-à-vis des services de police.

À VOIR AUSSI 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.