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Les habitudes de consommation des Montréalais sont «inquiétantes», dit Éduc’alcool

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Les conducteurs qui ont pris le volant avec les facultés affaiblies étaient, en moyenne, plus nombreux à Montréal que dans l’ensemble du Québec, a révélé l’enquête de CROP pour le compte d’Éduc’alcool, publié mardi.

Environ 11 % des conducteurs montréalais ont admis avoir conduit avec au taux d’alcool au-dessus de la limite permise, au moins une fois au cours de la dernière année. La moyenne provinciale est de 9 %. 

  • Écoutez l'entrevue avec Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool sur QUB radio :   

Aussi, les Montréalais (13%) ont tendance à toujours mélanger cannabis et alcool comparativement à la moyenne du Québec (11 %). Des comportements «inquiétants pour la sécurité de tous», a indiqué Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool

«Même si leurs habitudes générales de consommation diffèrent peu de celles de la moyenne des Québécois, les Montréalais sont plus nombreux à ressentir un impact négatif de l’alcool sur leurs relations sociales, leur vie familiale et leur santé physique», a précisé M. Sacy.

Les habitudes de consommation diffèrent cependant entre les francophones, anglophones et allophones de Montréal. Environ 68 % des francophones établis dans la métropole consomment une boisson alcoolisée une fois par semaine ou plus contre 54 % des anglophones et 48 % des allophones. La moyenne québécoise se situe à 60 %.

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Pour l’étude, 1200 personnes (500 francophones, 400 anglophones et 300 allophones) ont été sondées dans la région montréalaise, pour un total de 7600 personnes au Québec.

Les mesures gouvernementales associées à la COVID-19 ont pu modifier certains comportements, comme l’interdiction de se rassembler dans une résidence privée et la fermeture des restaurants et bars.

La collecte de données a été étendue du mois d’août au mois d’octobre 2020 inclusivement et du 15 février au 30 mars 2021 afin de diminuer l’influence d’un mois en particulier sur le comportement des répondants.

De plus, la proportion d’entrevues téléphoniques était plus grande en 2019 qu’en 2021 (32 % contre 9 %), ce qui peut avoir un effet sur les résultats.