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Une autre suspension pour la mairesse de Brownsburg-Chatham

C’est la deuxième fois que l’élue est blâmée par la Commission municipale

catherine trickey
Photo courtoisie, Brownsburg-Chatham La mairesse Catherine Trickey, que l’on voit ici lors d’une activité citoyenne, est suspendue de ses fonctions sans salaire à partir de demain, pour la deuxième fois.

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Pour la deuxième fois, la mairesse de Brownsburg-Chatham est suspendue de ses fonctions, cette fois-ci après que notre Bureau d’enquête eut dévoilé un enregistrement où elle divulguait des informations confidentielles avant le lancement d’un appel d’offres.

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La mairesse Catherine Trickey sera suspendue à partir de demain pour une période de 45 jours, sans rémunération.

Elle a reconnu à la Commission municipale du Québec (CMQ) avoir commis un manquement au code d’éthique de Brownsburg-Chatham, dans les Laurentides, « en divulguant au représentant d’une entreprise, avant que le processus d’appel d’offres ne soit lancé, des informations relativement à la construction d’une capitainerie à la marina de Brownsburg-Chatham ». 

Enregistrement compromettant

C’est notre Bureau d’enquête qui avait levé le voile sur cette affaire en publiant, en mai dernier, un enregistrement datant de 2019 dans lequel on entendait la mairesse discuter du projet de capitainerie avec un citoyen, Réjean Dunn.

Ce dernier l’avait incitée à appeler le propriétaire d’une entreprise du Lac-Saint-Jean qui fabrique des modules préfabriqués en lien avec ce projet, ce qu’elle avait fait.

« Lors de cette discussion, la mairesse lui explique le projet de la capitainerie et lui fournit, notamment, les dimensions précises de l’immeuble en question et les indications sur le fenestrage envisagé », peut-on lire dans la décision de la CMQ.

Interrogée par notre Bureau d’enquête en mai dernier, la mairesse Trickey avait admis avoir « mal agi » et s’être « trompée ». 

Ce n’est pas là le premier démêlé de la mairesse avec la CMQ.

Elle avait aussi été suspendue pendant 18 jours à l’été 2019, après qu’elle eut reconnu s’être placée en conflit d’intérêts et avoir utilisé les ressources de la Ville à d’autres fins que l’exercice de ses fonctions.

Mme Trickey avait aussi écopé de réprimandes de la CMQ pour avoir omis de se retirer ou de divulguer son intérêt lors de délibérations au conseil municipal.

Enfin, elle avait reconnu avoir divulgué à un journaliste l’identité d’un employé visé par une plainte de harcèlement psychologique.

Contrats sans résolution

Cette suspension, en août 2019, est survenue plus d’un an après que la mairesse eut admis dans nos pages avoir octroyé des contrats de la Ville sans résolution votée au conseil municipal.

Cela avait alors soulevé l’ire de six conseillers municipaux qui avaient ensuite réclamé sa démission.

Catherine Trickey n’a pas encore fait part officiellement de son intention de se représenter ou non aux prochaines élections.

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