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Capitale-Nationale: le CIUSSS met l’accent sur la mobilité

La clinique d’ExpoCité cessera ses activités à la mi-septembre

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Capture d'écran, TVA Nouvelles Le CIUSSS de la Capitale-Nationale fermera sa clinique du Centre de foires d’ExpoCité à la mi-septembre.

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Le CIUSSS de la Capitale-Nationale fermera sa clinique du Centre de foires d’ExpoCité à la mi-septembre, maintenant que la stratégie de la vaccination de masse fait place à une approche ciblée, notamment envers les 18-29 et les entreprises.

La Ville de Québec a émis le souhait de rependre l’usage du Centre de foires, le plus gros centre de vaccination de la région, pour des activités commerciales.

Cela survient alors que la Capitale-Nationale est la championne du Québec avec 88,8% de sa population ayant reçu au moins une dose de vaccin. Elle est aussi la seule région où le taux pour une dose dépasse les 75% dans chaque tranche d’âge.

«Nous sommes toujours à réévaluer notre offre de services en fonction de la situation épidémiologique et de l’achalandage. Lorsque la Ville nous a avisés, ça ne nous a pas embêtés. Nous étions à nous demander si nous allions avoir besoin d’autant d’espace une fois que nous aurions répondu à la demande ministérielle de vacciner le plus de monde possible d’ici la rentrée scolaire», explique le porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale Mathieu Boivin.

Pour sa part, la clinique du parc Colbert, dans l’ancien bâtiment du concessionnaire Ste-Foy Hyundai, n’offrira plus la vaccination à l’auto à compter de la mi-septembre, mais le dépistage de la COVID-19 s’y poursuivra.

«Il y a eu un grand engouement au départ, mais on vu que ça s’éteignait ensuite. Ce qui se faisait à cet endroit ira à d’autres sites: l’Université Laval, les Galeries de la Capitale et la Salle des Chevaliers de Colomb de L’Ancienne-Lorette. La population va être aussi bien servie qu’avant. En ce moment, dans n’importe lequel de nos centres de vaccination, il n’y a pas d’attente», poursuit M. Boivin.

Si jamais, par exemple, le variant Delta faisait augmenter les besoins en dépistage, M. Boivin se fait rassurant en affirmant qu’une offre adéquate serait toujours disponible.

Rejoindre les récalcitrants

Si, en date d’aujourd’hui, 88,8% des résidents de 12 ans et plus de la Capitale-Nationale ont reçu au moins une dose de vaccin, la tranche des 18-29 est celle où le taux est le plus faible à 75,6%. Par ailleurs, 74,5% des 12 ans et plus sont adéquatement vaccinés; les 18-29 sont ici aussi à la traîne à 51,7%.

Maintenant que la vaccination de masse a été réalisée, le CIUSSS change sa stratégie pour rejoindre les réfractaires et les retardataires.

«Ce n’est plus du Centre de foires qu'on a besoin, mais de cliniques mobiles, qui vont aller dans les écoles, des parcs, des entreprises ou des événements. On cible aussi davantage les endroits où vont les 18-29 ans. On choisit également du personnel plus jeune qui peut trouver les arguments pour les convaincre», avance Mathieu Boivin.

Les employeurs sollicités

Le CIUSSS lance aussi une offensive du côté des entreprises: des centaines ont été contactées par courriel la semaine dernière.

«Les gens ont déjà entendu ce que la Santé publique avait à dire et sont moins réceptifs. Ça prend d’autres porte-parole. Peut-être qu’un employeur qui ne veut pas fermer son entreprise en octobre parce que personne n’a été vacciné saura convaincre. À partir de 10 ou 12 personnes à vacciner, on va y aller», précise M. Boivin.

La papetière White Birch a répondu à l’offre du CIUSSS et 25 de ses travailleurs ont été vaccinés sur place ce matin.

«Ça a été rondement. Depuis le début de la campagne de vaccination, nous espérions pouvoir le faire et le CIUSSS nous a relancés la semaine dernière. Nous allons offrir une autre demi-journée de vaccination mercredi prochain», explique Charles-Étienne Pelletier, directeur des ressources humaines de l’entreprise, qui emploie actuellement 350 personnes à Québec.

«La plupart des employés sont déjà vaccinés, mais nous en avons dans la fameuse tranche des 18-29. On est allés chercher les plus récalcitrants, je pense. Le fait de vacciner au travail est moins contraignant. Dans l’ensemble, je crois que les gens comprennent que c’est leur santé et leur emploi qui sont en jeu en raison de la pandémie», ajoute M. Pelletier.

Par ailleurs, si la date de péremption de certains lots de vaccins a fait l’actualité au pays dernièrement, il n’y a pas d’enjeu de ce type dans la Capitale-Nationale, assure M. Boivin.

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