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ComediHa! Fest-Québec: comme une «rock star»

Jean-Marc Parent a pris le contrôle du Manège militaire mercredi soir dans le cadre du ComediHa! Fest-Québec

Jean-Marc Parent a été accueilli par une ovation lors de sa troisième soirée au Manège militaire.
Photo André-Olivier Lyra Jean-Marc Parent a été accueilli par une ovation lors de sa troisième soirée au Manège militaire.

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Jean-Marc Parent est un bon conteur. Il est aussi un maître de l’improvisation et il en a fait à nouveau la démonstration, mercredi, lors de sa troisième de cinq soirées au ComediHa! Fest.

L’homme qui faisait « flasher » les lumières a pris possession du Manège militaire pour enregistrer sa nouvelle émission JMP qui sera diffusée à partir du 10 novembre, sur les ondes de TVA.

Les meilleurs moments de cette soirée deviendront le contenu de quatre émissions d’une heure.

Jean-Marc Parent s’est pointé sur scène, devant un public qui scandait « JMP JMP » et qui l’ont acclamé comme une « rock star ». Il s’est avancé sur une passerelle, serrant des mains.

Jean-Marc Parent a été accueilli par une ovation lors de sa troisième soirée au Manège militaire.
Photo André-Olivier Lyra

« La moitié de la claque, je la prends, l’autre moitié, c’est parce que nous sommes contents de sortir », a-t-il dit, surpris par cette ovation.

Il a fallu une bonne trentaine de minutes avant que Jean-Marc Parent trouve ses repères. L’idée de lancer la soirée en parlant de vaccins et des arguments véhiculés par les « complotistes » n’était peut-être pas la meilleure des idées.

Fidèle à ses habitudes, le conteur et humoriste a séduit son public avec ses histoires et ses anecdotes.
Photo André-Olivier Lyra
Fidèle à ses habitudes, le conteur et humoriste a séduit son public avec ses histoires et ses anecdotes.

« Il est clair que toi tu n’as pas été upgradée », a-t-il dit à une amie qui lui a fait remarquer que les vaccins servaient à injecter le 5G.

Pas certain que ce numéro se retrouvera dans les émissions qui seront diffusées en novembre et en décembre.

La soirée, inégale et trop longue, avec une durée de trois heures, a pris son envol lorsqu’il a abandonné la pandémie pour parler de son côté hypocondriaque, ses pierres aux reins, ses histoires dans les hôpitaux et ses problèmes avec les nombreux écureuils. Il a raconté sa visite chez son voisin, André, un médecin à la retraite, pour aller lui demander pourquoi il n’avait plus de poils sur les jambes. Le médecin n’en savait rien.

Chute dans le spa

Le conteur, qui a peur de tout, a expliqué qu’il avait visiblement mal réglé le chlorateur au sel de son spa et qu’une surdose de chlore avait eu raison de sa pilosité.

« On m’avait dit que c’était sans entretien, donc c’était sans entretien », a-t-il fait savoir, sans peur du ridicule.

Il a ensuite enchaîné avec les détails d’une chute dans le même spa, à 2 heures du matin, qui l’a mené à l’hôpital.

Jean-Marc Parent a été accueilli par une ovation lors de sa troisième soirée au Manège militaire.
Photo André-Olivier Lyra

« J’avais un S dans la jambe », a-t-il dit, racontant qu’il avait fait croire au médecin de l’urgence, afin de ne pas avoir l’air niaiseux, qu’il avait sauvé un enfant d’un incendie.

Un des bons moments de la soirée est survenu lorsque le conteur, qui marche constamment sur un fil, s’est amusé avec deux caméras mobiles. Une première, robotisée, et une deuxième, montée sur une grue.

S’adressant à la deuxième, il a réalisé qu’elle était peut-être jalouse de la première et il lui a aussi frotté les « oreilles ». On a senti, à ce moment, un plaisir évident de se retrouver dans une direction un peu inattendue.

Entouré par un système de son de 60 000 watts pouvant générer 115 décibels, il a demandé au sonorisateur de mettre toute la gomme pour faire jouer la pièce techno Sandstorm, succès des années 2000.

« On n’a pas payé ça pour rien, il faut que ça pète », a-t-il lancé, avant que la puissante déflagration fasse trembler les murs du Manège militaire et que l’on pousse le tout, plus tard, un peu plus fort et encore plus fort.

Se lancer dans le vide est un exercice à haut risque. Captiver un auditoire durant trois heures est loin d'être quelque chose de facile et c'est ce qu'on a un peu ressenti lors de cette troisième soirée.


Jean-Marc Parent est à nouveau en spectacle les 7 et 10 août au Manège militaire.