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Canoë: une médaille d'argent pour Laurence Vincent Lapointe

La canoéiste Laurence Vincent Lapointe s’est emparée de l’argent au C1 200 m

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TOKYO | Malgré les montagnes russes des deux dernières années, la canoéiste Laurence Vincent Lapointe a remporté la médaille d’argent au C-1 200 m, hier soir, au canal de la Forêt de la mer.

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« Je suis tellement soulagée et excitée, a-t-elle mentionné. C’est fou. Je l’ai fait. Je suis tellement, tellement contente. Je n’ai pas remporté l’or, mais j’ai livré la performance que je souhaitais. J’ai remporté 13 titres mondiaux, mais une médaille olympique, c’est tellement différent. C’est une saveur différente. » 

  • Écoutez l'entrevue avec les parents de Laurence Vincent-Lapointe avec Vincent Dessureault sur QUB radio :   

Photo AFP

Vincent Lapointe a signé un chrono de 46,786 secondes et n’a été devancée que par l’Américaine Nevin Harrison, qui a parcouru la distance en 45,932 s.

Son test de dopage positif avant le Mondial de 2019 (elle a prouvé son innocence), la COVID-19, l’entraînement dans le froid de Victoria et une qualification officielle pour Tokyo qui s’est étirée pendant des semaines ont sérieusement ennuyé la préparation de l’athlète de Trois-Rivières.

« Pendant deux ans, j’ai vécu des montagnes russes d’émotion et cela ajoute à l’exploit, a analysé Vincent Lapointe. Je suis très, très fière. Si on me disait qu’on refait tout le cheminement depuis 2019, même en sachant que je vais remporter une médaille olympique, je ne suis pas certaine que je dirais oui. Ce fut extrêmement difficile et j’ai vécu des choses horribles. »

Forte

« On dit que je suis forte, mais je suis tellement reconnaissante à ma famille, mes coéquipières et toute l’équipe. Oui, je suis forte, mais je ne serais pas ici si j’avais été seule et sans leur appui », a-t-elle ajouté.

Après une demi-finale plus difficile, Vincent Lapointe avait une seule chose en tête quand elle s’est pointée sur la ligne de départ de la finale. 

Photo AFP

« Mon objectif était de ne pas abandonner et de me battre jusqu’au bout, peu importe si des adversaires revenaient sur moi, a-t-elle expliqué. J’étais nerveuse, je n’ai pas connu un bon départ en demi-finale et je n’ai pas fait une bonne course, mais j’étais tellement contente de m’être qualifiée pour la finale que je n’étais plus nerveuse quand j’ai pris le départ de la finale. »

Entraîneur comblé

Si la Québécoise de 29 ans était très heureuse de son exploit, son entraîneur l’était tout autant. 

« Avec toutes les embûches que Laurence a affrontées depuis deux ans et la pression entourant sa présence à Tokyo, je suis tellement fier d’elle, a exprimé Mark Granger. Parce qu’elle voyait peut-être la fin de sa carrière, elle a surmonté une grosse montagne. Toute l’équipe est fière d’elle. »

Granger ne cache pas qu’il était fébrile après la demi-finale. 

Photo AFP

« Le vent de côté me faisait peur un peu, a-t-il indiqué. C’est fantastique de terminer en deuxième place. On savait que l’Américaine était dominante. Elle s’est entraînée avec nous il y a deux ans et ce n’est pas une surprise de la voir connaître autant de succès. »

Ce n’est pas fini

La Canadienne Katie Vincent a terminé huitième de la finale en canoë monoplace avec un temps 47,834 s, elle qui avait battu Vincent Lapointe lors des essais olympiques à Burnaby en mars. 

Les deux femmes feront équipe lors de l’épreuve du C-2 500 m, demain.

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