/sports/jo
Navigation

Jeux de Tokyo: une médaille qui vaut son pesant d’or pour Andre De Grasse

De Grasse devrait profiter de revenus encore plus imposants

TOPSHOT-ATHLETICS-OLY-2020-2021-TOKYO
Photo AFP Andre De Grasse a célébré son couronnement au 200 m en posant un genou au sol et en pointant le ciel.

Coup d'oeil sur cet article

Même avant son titre olympique à Tokyo, Andre De Grasse roulait sur l’or. Voilà que sa médaille risque de le propulser à un autre niveau.

• À lire aussi - Jeux de Tokyo: «J’ai surpris la planète !»

• À lire aussi - Athlétisme: accélération magique

En 2015, l’athlète de Markham signait une lucrative entente de commandite de 11,25 millions $ américains avec Puma. 

TOPSHOT-ATHLETICS-OLY-2020-2021-TOKYO
AFP

Déjà, à l’époque, on rapportait que ce partenariat pouvait lui rapporter jusqu’à 30 M$, avec certains bonis de performance. Il y a fort à parier que son sacre olympique, en plus de lui apporter une immense fierté personnelle, renflouera d’autant plus son compte en banque.

  • Écoutez l'entrevue Félix-Antoine Lapointe, entraîneur chef des équipes du Québec en athlétisme pour la FQA avec Vincent Dessureault sur QUB radio :

« Depuis le début des Jeux, c’est l’une des médailles les plus monnayables, tout d’abord parce qu’elle est en or. Les commanditaires et annonceurs sont en amour avec les médailles et l’image qu’elles projettent plus qu’ils ne le sont avec les athlètes. C’est une nuance importante. Historiquement, les gens se souviennent davantage des médaillés d’or », fait valoir Luc Dupont, professeur au département des communications de l’Université d’Ottawa et passionné de marketing sportif.

Un sport bien en vue

Si M. Dupont reconnaît que ce n’est pas cette médaille qui a rendu De Grasse fortuné, il est néanmoins d’avis que les possibilités de revenus vont se multiplier.

TOPSHOT-ATHLETICS-OLY-2020-2021-TOKYO
AFP

« Il est déjà dans une catégorie à part, mais dans son cas, je suis convaincu que ce sera extrêmement payant. Il vaut une fortune parce que tu peux le faire signer pour trois à quatre ans en espérant qu’aux prochains Jeux, il gagne une autre médaille et que les gens fassent le lien entre lui et le produit que tu veux vendre. »

Cachets plus importants

De son côté, le stratège en communication corporative Jean Gosselin apporte un éclairage différent et croit que De Grasse bénéficiera surtout de sa renommée lors des prochains grands rendez-vous internationaux d’athlétisme.

« Ce qui va venir avec la médaille, c’est l’augmentation de la valeur marchande. L’athlétisme est un sport professionnel au sens où les événements vont donner des cachets aux athlètes pour qu’ils se présentent en plus de bourses aux gagnants. C’est clair que pour avoir le champion olympique à ton événement, tu vas devoir payer plus cher », explique-t-il.

Cependant, M. Gosselin ne croit pas que les commanditaires vont se ruer sur le nouveau champion olympique puisque la machine vers les Jeux d’hiver est déjà bien en marche.

« Les commandites se font davantage dans les mois qui précèdent les Jeux qu’après. L’alternance des Jeux d’été et d’hiver fait en sorte que dès qu’il y a des Jeux de terminés, on tombe tout de suite dans la préparation des suivants. C’est encore plus vrai cette année avec seulement six mois d’intervalle entre les Jeux », indique-t-il.

20 000 $ pour l’or

Au Canada, les médaillés d’or olympiques reçoivent une bourse de 20 000 $. C’est peu en comparaison d’autres pays, mais les sportifs sont soutenus différemment.

« Le Canada investit davantage dans la préparation des athlètes que dans les résultats. Le gouvernement préfère mettre à la disposition des athlètes des services scientifiques et médico-sportifs pour aller chercher les fractions de seconde qui vont faire la différence », précise M. Gosselin.

Dans le cas de De Grasse, c’est surtout le fait de remporter l’or dans un sport bien en vue qui risque de payer.

« Ça pourrait lui rapporter parce qu’il a obtenu une très grande visibilité. Quand viendra le renouvellement de son contrat, on peut présumer qu’il touchera des bonis reliés à sa médaille », conclut M. Gosselin.

Les bourses par pays pour une médaille d’or (en dollars canadiens)   

  • Australie : 18 400 $  
  • Canada : 20 000 $  
  • États-Unis : 47 000 $  
  • Suisse : 55 000 $  
  • Japon : 57 000 $  
  • Brésil : 60 000 $  
  • Espagne : 140 000 $  
  • Italie : 268 000 $   

*Source : USA Today

À VOIR AUSSI